Education et enseignement



L’enseignement chez les Celtes.

La direction spirituelle des Celtes était assurée par les Druides, assistés d'Ovates et de Bardes, ces derniers, chantres et poètes par excellence.

Bien qu'on ne soit pas encore parvenu à déterminer exactement quels furent leur rôle et leurs attributions, il semble que les druides étaient à la fois des sages, des savants et des devins. Ils présidaient aux cérémonies religieuses, pouvaient parler au nom des divinités, avaient à se prononcer sur les litiges publics et privés. Ils étaient aussi les éducateurs de la jeunesse. En bref, les dépositaires et les mainteneurs de la Tradition. En clair, les druides, les bardes et les ovates s’occupaient de l’éducation des Celtes.

Cet enseignement traditionnel continuera enrichi de l'apport de celui des Romains.

L’éducation dans l’ancienne Rome.

Il y a eu à Rome une tradition pédagogique originale . Mais celle-ci s'est progressivement modifiée au fur et à mesure que Rome étendait sa domination sur la Méditerranée orientale et s'imprégnait davantage de civilisation grecque L'éducation romaine devient alors, au Ie s. av. J.C., une variante de l'éducation grecque. Mais c'est une variante latine où il subsistera toujours quelques traces de l'originalité romaine des anciens temps.

C'est d'abord une éducation familiale. C'est la mère elle-même, la "matrona" et non pas une esclave comme en Grèce, qui élève le bébé. Si c’est un garçon, à 7 ans, c’est le père qui prend la relève de son éducation. Cette éducation familiale est essentiellement une formation morale. Elle transmet à l'enfant, puis au jeune homme, l'idéal de la "virtus" romaine. Cette qualité exprime d'abord le dévouement total de l'individu à la cité. Il y a l’école du " magister ludi, " ensuite celle du " grammaticus ", puis celle du " rhéteur ", enfin celle du " magister juris ". Il faut préciser que  cette éducation romaine était principalement réservée aux riches.
 
 

L'école du magister ludi

L'enfant la fréquente entre 7 et 11 ans. Il s'agit en général d'un enseignement collectif bien que le préceptorat privé reste en usage pour les grandes familles aristocratiques. Celles-ci ont, par ailleurs, des écoles domestiques, réservées aux enfants de leurs très nombreux esclaves (elles possèdent des centaines, et parfois des milliers d'esclaves).

L'école publique se tient dans une des boutiques qui s'ouvrent sur le portique du forum. Elle n'est isolée de celui-ci que par une tenture. Les enfants sont assis sur de petits escabeaux sans dossier, le maître, lui, est installé dans une chaire ("cathedra"), surélevée par une estrade.

Le métier est aussi mal payé et peu considéré qu'en Grèce. Les maîtres cherchent donc souvent un emploi auxiliaire, la rédaction de testaments par exemple.

Le calendrier romain comporte, outre de nombreux jours fériés, de longues vacances

L'école du "grammaticus"

Beaucoup moins répandue que celle du "magister ludi", elle est le privilège des classes aisées. Les garçons la fréquentent jusqu'au moment où ils reçoivent la toge virile,vers 15 ou 16 ans. Les jeunes filles de l'aristocratie n'en sont pas exclues comme dans le monde grec. On sait qu'il y avait dans l'élite de la société romaine, beaucoup de femmes cultivées, ce que déploraient d'ailleurs vivement certains censeurs masculins et traditionalistes (Juvénal, Satires).

La classe que dirige le"grammaticus" est encore une boutique du forum, fermée par une simple tenture. Même si celui-ci gagne quatre fois plus que le simple "magister ludi", sa condition sociale reste fort modeste.

L'école du rhéteur

C'est là que le jeune homme apprend l'art oratoire (ou rhétorique), forme principale de l'enseignement supérieur.

Même si le rhéteur est mieux payé que ses collègues des deux premiers degrés, le métier, exercé souvent par des affranchis, reste peu prestigieux et peu lucratif, d'autant qu'il faut compter souvent avec les mauvais payeurs (Juvénal, Satires).

La salle de classe, qui ouvre toujours sur les portiques du forum, n'est plus une simple boutique mais une salle en exèdre, aménagée comme un petit théâtre. Elle est mise à la disposition du rhéteur par l'Etat.

L'école du "magister juris" (le maître de droit)

Ce sont les Romains qui ont fait du droit une science et ont développé un enseignement spécifique de celui-ci.

Au Ier siècle avant J.C., il s'agit encore d'une formation très pratique, réservée aux jeunes aristocrates qui, à la fin de leurs études, effectuent une sorte de stage auprès d'une personnalité importante. Mais, grâce à l'action de Cicéron, le droit devient une véritable doctrine et un enseignement systématique de celui-ci se met en place. Il attire des jeunes de milieux relativement modestes, désireux de faire fortune. Au IIe siècle après J.C., il existe des écoles publiques de droit, établies près des temples pour profiter des bibliothèques qu'ils abritent.

Les traités et manuels juridiques sont abondants. Le professeur de droit les commente et les interprète devant ses élèves, selon la même méthode que celle du "grammaticus" pour les textes littéraires.

Par ses conquêtes, Rome répandit son alphabet et l'imposa à son empire: ainsi, les Gaulois qui employaient la langue grecque adoptèrent l'écriture latine.

Cet alphabet s'est alors transformé au fil des siècles pour donner naissance à notre alphabet actuel.

 


e-mailMarc Hamelrijckx Mars 2000 Huguette Schoeterse-mail
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