Le trésor de Vix


Trésor de Vix, tombe d'une princesse celte découverte en 1953 près de Vix (Côte-d'Or), conservé au musée de Châtillon-sur-Seine. La "dame de Vix" vécut dans l'oppidum du mont Lassois dominant la Seine et contrôlant le passage de l'étain de Cornouaille vers la Méditerranée, l'établissement a joui d'une prospérité particulière entre 550 et 450 av. J.-C. Elle y joua un rôle éminent qui lui valut de bénéficier du rituel celtique jusque-là réservé aux hommes.

Elle fut inhumée vers 480 av. J.-C. dans une tombe sous tumulus, allongée sur la caisse d'un char dont les quatre roues et le timon avaient été démontés et placés contre une paroi. Elle emportait dans l'au-delà trois bassins étrusques en bronze et les ustensiles nécessaires au banquet. La pièce maîtresse de cette vaisselle est un cratère à volutes en bronze haut de 1,64 m, le plus grand que l'Antiquité nous ait légué, sans doute sorti d'un atelier grec d'Italie du Sud vers 530 av. J.-C.; il pèse 208 kg, et sa cuve, d'une seule pièce, contient 1 100 l. Il comporte un décor remarquable : anses en gorgones anguipèdes, guerriers à pied et en char appliqués sur le col, statuette féminine sur le couvercle. Le cratère servait au mélange du vin et de l'eau ; des vases permettant de puiser et de boire l'accompagnaient : une oinochoé (cruche à vin) étrusque en bronze, deux coupes attiques en terre cuite et une phiale en argent à ombilic revêtu d'or.

La femme, âgée d'environ trente ans, portait des bijoux traditionnels, anneaux de cheville en bronze, bracelets en bronze et en lignite, collier de perles, fibules pour attacher ses vêtements, certaines ornées de corail et d'ambre. Un torque — collier rond, rigide, en métal — en bronze avait été déposé sur son abdomen. À hauteur de la tête se trouvait un autre torque — ou un diadème — en or, exceptionnel également par le décor de ses extrémités.

Les objets ont pu être restaurés, et le char a été reconstitué. Comme celui d'autres tombes princières, ce mobilier témoigne de la richesse des Celtes de la période ancienne et de leur intérêt pour les civilisations méditerranéennes.
 
 

Probablement à cause des envahissements incessants des eaux de la Seine, le corps de la femme a totalement disparu de la fosse. Mais ni la circulation des eaux ni le passage du temps n'ont pu détériorer la plupart des objets qu'elle détient. La merveille de cette tombe: un vase énorme fait d'une seule pièce de bronze, que l'on appele le Vase de Vix. Détaillé de façon exquise, il mesure 1,64 m de haut, et pèse 208 kg. Non seulement sa taille et sa beauté demeurent exceptionnelles, mais son origine l'est tout autant. Fabriqué par les Grecs de l'Ítalie du Sud, vers 530-520 av. J.-C., on le considère comme un chef-d'oeuvre de ferronnerie.

Les fouilles ont également fait apparaître un peu partout dans le tombeau de remarquables exemples de poteries d'origine locale. L'ensemble de tous ces récipients comprennent un service à boire, dont les princes de l'époque se servaient pour déguster le vin Grec. Cette femme de trente ans, qui a mérité tous ces signes princiers, était sans nul doute riche et puissante.

Autre évidence de son prestige, un bijou en or trouvé dans cette sépulture. D'origine grecque, cette trouvaille (ainsi que le vase) indique une sorte de rapport commercial entre ce peuple et ceux de la Méditerranée. On ignore si la femme a porté ce trésor comme diadème ou comme ornement de cou.   Composé d'or pur, (480 grammes) rond comme un arc, orné de deux chevaux ailés à chaque extrémité, il intrigue tous ceux qui le voient. De plus, l'identité de la femme qui le portait demeure mystérieuse.

Cratère de Vix

Découvert en 1953 dans la sépulture princière celtique de Vix (tombe à char sous tumulus), le cratère est une œuvre grecque, sans doute originaire d'Italie du Sud, datant de 530 av. J.-C environ. Il témoigne des réseaux d'échange à l'âge du Fer.

Musée de Châtillon-sur-Seine, Côte-d'or.

Erich Lessing/Art Resource, NY
 



e-mailMarc Hamelrijckx Mars 2000 Huguette Schoeterse-mail
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