Michèle Grosjean

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Michèle Grosjean, ex-voto pour pigeon voyageur

Les oiseaux ont toujours été le sujet d'inspiration philosophique, plastique et poétique. D'Icare aux natures mortes de Chardin, des oiseaux de Picasso, de Braque, de Magritte à Vandercam, sans oublier les figurines mi-hommes mi-oiseaux de Jephan de Villiers ni les messagers du malheur chez Van Gogh et... Hitchcock, ils restent le symbole de la liberté et de l'imprévisible. Pour Michèle Grosjean, peintre contemporain, il n'est pas question de reprendre le thème dans son acception traditionnelle, mais de susciter une rencontre - très réussie et très inspirée - entre sa manière qui fait bois de toutes les trouvailles et le monde palpitant des oiseaux vivants ou morts, réels ou culturels. Il y a à la source de cette belle série de variations sur un même thème la découverte d'une carcasse d'oiseau sur la chaussée. Fascination pour cette fragilité fauchée et comme momifiée, mélancolie, il n'en faut pas plus pour que le pigeon devienne le centre d'une réflexion plastico-poétique, qui embrasse temps et espaces différents. C'est l'oiseau dans toute l'épaisseur des langues qu'on lui fait parler depuis que le monde est monde qui retrouve ici mystère et noblesse perdus. Difficile d'inventorier les différents procédés qui interviennent dans cette précieuse alchimie car les peintures ont l'épaisseur magique des objets et les objets la liberté de la peinture. Disons plutôt que l'ensemble, bien que sans prétention, est touché par la grâce.

Danièle GILLEMON
Le Soir
Mercredi 4 février 1998


Pigeons momies

Nous avons pour l'oeuvre de Michèle Grosjean, qui expose à nouveau chez Ben Durant, une admiration attentive et nous sommes encore sous le coup de l'émotion que provoqua en 1996 son exposition " Hermes alchimica ", où elle nous invitait à découvrir la pierre philosophale, à transformer le plomb en or, à avoir à portée de la main une petite fiole d'élixir de longue vie, à manipuler le soufre et le mercure, à faire connaissance avec Nicolas Flamel. Elle nous menait, avec une astucieuse fausse innocence, en d'étranges itinéraires à la quête de secrets de la vie, de la mort et de la renaissance.

Son actuelle exposition demeure inspirée par ces grands thèmes devenus traditionnels et le pigeon cette fois est du voyage. Michèle Grosjean a trouvé un jour, en voyage, un pigeon mort, écrasé, desséché, dont le plumage intact l'émut comme l'aurait fait un "signe". Elle ramassa la dépouille, la nettoya, et longuement se mit à l'observer. Elle ressentit l'émotion que suscite l'approche du sacré et qu'ont dépeinte les fouilleurs de tombes et les découvreurs de momies. Et dès lors gagnée par la fièvre "pigeonnière", elle se documente sur la momification, sur le secret des vases-canopes dont le rôle était de conserver les viscères de la future momie. Vase funéraire dont le couvercle est une tête emblématique et dont Champollion découvrit le destin secret. Et voilà que Michèle Grosjean entreprend de modeler un pigeon-canope, enroulé dans ses bandelettes comme un nouveau-né et dont la petite tête, l'oeil fixe et le bec pointu affirment une étrange personnalité. Elle a posé sur des rayons ces étranges objets blancs dont on imagine le contenu et qu'elle pare parfois de rubans et de plumes. Car chez elle, le pigeon a pris une importance capitale. Elle a étudié tout ce qui le concerne, sa vie libre, son élevage, son abattage, son plumage, recueillant plumes, bagues, récits, témoignages, rites sacrificiels. Tant et si bien qu'elle a tiré en bronze pour cette exposition une édition de pigeon-canope d'une particulière originalité. Ce qui ne l'empêche pas de poursuivre ses créations d'objets, de gravures, de tableaux sur papier artisanal, acryliques noires et blanches, se réduisant parfois à un oeil, un bec, d'une étonnante présence malgré sa petite dimension, couvrant une table entière de plumes simplement posées qu'un coup de vent dispersera, en donnant à une aile blanche immaculée valeur de symbole de rédemption. Car si la mort est ici présente - comme toujours chez l'artiste - sa signification n'est pas désespérante. Par-delà la putréfaction, le dessèchement, la conservation momifiée évoque, tout comme l'envol de plumes, une foule de manifestations qui annoncent le renouveau, la résurrection, la perpétuelle victoire sur la mort. Ce qui nous porte à dire que "l'ex-voto par pigeon voyageur" de Michèle Grosjean est finalement beaucoup plus passionnant qu'une peinture qui ne raconte rien.

STÉPHANE REY
L'Echo
Vendredi 6 février 1998
« La Flûte enchantée »

Michèle Grosjean s'est laissé inspirer par «La Flûte enchantée » de Mozart. Pour ce faire, elle a évité l'exercice toujours périlleux de l'illustration pour s'imprégner de la psychologie de ces personnages désormais célèbres. L'artiste puise à diverses références comme la symbolique des couleurs, l'histoire égyptienne, l'alchimie... pour nourrir un travail assez matiériste, qui exploite d'infimes nuances de tons.

P. O. ROLLIN
Le Vif n°47
Vendredi 26 novembre 1999


Michèle Grosjean vous attend chez Quadri (rue Tenbosch 49 jusqu'au 18) pour entrer de plein pied dans la Flûte Enchantée, sans illustrations faciles.    Couleurs, formes, matières partent à la recherche de l'intériorité des personnages pris isolement ou en couples. Après les labyrinthes et les ex-voto au pigeon voyageur, l'artiste suit une ligne qui rejoint la pensée égyptienne. Embaumer pour préserver répéter le nom pour faire vibrer le Ka et ainsi rendre vie  aux disparues avec le seul appui d'un beau chant d'amour. Travail de réflexion d'une plasticienne qui s'écarte de l'anecdote par la longue patience d'un combat solitaire.

Anita NARDON
Saison n°144


Décembre 1999Michèle GROSJEAN a passé la tête dans, le miroir puis la main (qui tenait un crayon), pus le corps tout entier. Au-delà du seuil, elle s'est retrouvée dans une nuit pleine d'étoiles, de lieux de sables et de limon, de tourbières et de marais lunaires. Normal. Depuis longtemps déjà, elle marche en ces terres de symboles qui ont nom Egypte, Grèce, Afrique. Normal qu'elle ait rencontré Pamino, Tamino, Papaggeno, une flûte enchantée et... Mozart. Dans sa manière de préférer les silhouettes Aux corps sculptés, les profils aux faces solaires, elle gratte, frotte, caresse, revient, part sur la pointe du pinceau, illumine ici, assombrit ailleurs. 1 Les personnages flottent, volent et leur corps se métamorphosent en queue de comète, en poudre d'étoiles. C'est le ciel, c'est le masque, c'est l'autre côté des miroirs. Et, c'est beau.

R.P. TURINE
La libre culture n°39


VIBRATIONS RAFFINÉES : si Michèle Grosjean s'inspire du merveilleux opéra de Mozart «La flûte enchantée», elle crée une oeuvre plastique toute personnelle, aux suggestions économes et raffinées, qui filtre le temps de l'initiation, de la métamorphose. La Reine de la nuit desserre son emprise et la lumière éclatante triomphe. Cependant, il ne faut pas oublier que l'ombre sculpte les couleurs, que la victoire du jour est éphémère. Une symbolique dépouillée anime les oeuvres de Michèle Grosjean. Antagonisme et complémentarité du double. Errance des trois garçons sur une effigie douce. Mort et résurrection dans le lieu même des enchantements. Ici, toute la gamme des gris, des clartés, vibre et révèle l'empreinte du Tarot, de la mythologie égyptienne. Un beau texte de Françoise Lalande offre un écho langagier aux images.

Le Soir
Mercredi 8 décembre 1999


Une peinture palimpseste :

Œuvres récentes et plus anciennes de Michèle Grosjean à la fondation Art belge comtemporain :
Le monde de Michèle Grosjean (Bruxelles, 1943) est suffisamment particulier, tissé de science et de subconscience, de savoir et d'onirisme pour capter l'attention et l'attacher durablement. C'est que la dame n'est pas entrée en peinture " comme ça " mais poursuit depuis longtemps un travail cohérent et d'une belle unité sur les légendes, les mythes, les vieux mécanismes poétiques, les désirs enfouis qui continuent de mobiliser le monde.
L'exposition que lui consacre le Centre d'art contemporain à la Cité Fontainas est vraiment réussie, belle sélection de peintures sur toile et sur papier où on prend toute la mesure d'un travail poétique en épaisseur, qui n'a rien de littéraire ou d'illustratif.
Le peintre aborde au contraire les songes et sortilèges de la Grèce, de l'Égypte ancienne ou du Mexique précolombien dans leurs rapports au bel aujourd'hui et notamment à la psychologie des profondeurs avec des moyens plastiques, un répertoire et une façon de travailler la matière picturale qui lui appartiennent en propre.
Ces moyens, si on les juge sur foi d'une rétrospective où les peintures des trois dernières années occupent heureusement la meilleure place, elle les domine tout à fait. On prend donc beaucoup de plaisir à déambuler parmi ces toiles palimpsestes, érodées, où les valeurs picturales et graphiques s'équilibrent, où les images souvent amputées, dédoublées, attaquées paraissent naître des strates d'un matériau travaillé, riche en nuances, en très beaux tons de gris, de verts, de bleutés...
C'est un monde hanté, plutôt tragique mais jamais morbide où les figures d'Osiris, du Minotaure, des protagonistes de la Flûte enchantée sans oublier les oiseaux blessés qui peuplent certains tableaux sont captives de chaînes immémoriales.
Travail sur le temps et l'enfouissement, sur le deuil d'un monde révolu, il nécessite une épaisseur et dérive d'un certain matiérisme, d'une familiarité avec le collage, la récupération de menus objets.
Mais, encore une fois, tout cela est si intégré, si dominé la plupart du temps, que la picturalité domine largement et laisse le sentiment d'une vaste fable d'où le fantastique et ses trucs sont heureusement absents.

Danièle GILLEMON
Le Soir (mad)
Mercredi 18 décembre 2002


Du noir et du rouge au blanc d’un matin probable, l’œuvre de Michèle Grosjean avance en terres de symboles et de légendes, cosmographies et contes philosophiques. Des momies mexicaines au Golem En passant par les couloirs crétois et les montagnes sacrées, elle cherche au cœur même d’un héritage littéraire qui a déjà nourrit tant d’artistes. A regarder ses œuvres, on songe parfois à l’univers d’Odilon Redon par le silence qu’il impose mais surtout par l’importance qu’il accorde au matériau même. C'est-à-dire la puissance suggestive de l’épiderme d’une image avec son grain, ses vapeurs et surtout la profondeur de ses teintes d’encre noire. »

AAA2003 – Guy Gilsoul


Cheminements érudits et aperçu rétrospectif :Michèle Grosjean : 25 ans d'errance

La route parcourue par cette artiste, aux allures de gamine, est déjà longue et l'on ne peut que s'émerveiller de la profondeur de sa pensée, de la qualité de son travail. Il y a bien plus que du trait de plume ou du coup de pinceau dans ce bel ouvrage, il y a de la réflexion et une somme de culture qui s'apparente à l'érudition, ce savoir approfondi dans telle ou telle matière et en particulier dans le domaine des connaissances historiques...
Nos jeunes savent-ils seulement l'existence d'Osiris ou du Minotaure et ne serait-il pas profitable à leur esprit de les mener, de temps à autre, dans les fascinants labyrinthes de ces récits du passé?
Avec Michèle Grosjean, l'embarquement est immédiat et. son parcours empreint (le symbolisme sillonne chronologiquement, à rebours, les cimaises de la Fondation pour fart belge contemporain. Songe de l'obscur, Symétrie des contraires, L'androgyne libéré sont des oeuvres récentes mettant en exergue l'incessant travail de recherche effectué par l'artiste sur les mystères de la vie et "les méandres de la dualité des sexes".
Huile ou acrylique sur toile, la matière est consistante et les jeux de tonalité, très sobres, tanguent des gris multiples aux verts mesurés. Parfois un petit texte vient rappeler au visiteur que la vie et. la mort sont indissociables du destin de l'homme.
Ailleurs, sur le thème "La part de l'autre", le double, semblable et différent à la fois, l'artiste décline de petits dessins à l'encre de Chine d'une austérité extrême.
De multiples attitudes - gracieuses, réservées, délicates - habitent ces silhouettes faites d'ombres et de lumières. masquées, cambrées, corsetées, elles semblent poursuivre sans fin un dialogue occulte.
Au fil des salles, la magie opère. Ici, Le damier invite à sa table un étrange personnage vêtu de sombre. Joue-t-il sa vie? Joue-t-il la nôtre et quelle sera l'issue de ce jeu dangereux" ? Là, Isis et Osiris se font face, l'un ailé de noir, l'autre: de blanc comme pour évoquer les thèmes éternellement recommencés de l'affrontement entre la vie, la mort, la renaissance espérée.
La réponse à ces questions existentielles se trouvent peut-être dans L'hypothèse du sacré où l'artiste épingle sur fond noir et avec méticulosité de petits papiers superposés, en forme de cubes, comme autant de secrets bien gardés. Les personnages de La flûte enchamtée rythment en noir et blanc le lugubre défilé des squelettes d'une danse macabre qui fait froid dans le dos et quand l'artiste succombe aux charmes de la troisième dimension, elle nous concocte une armée de canopes égyptiens à la tête de pigeon marchant en silence ou, en boites morbides, de petits personnages empaquetés comme des enfants morts.
Tout est questionnement chez Michèle Grosjean. C'est ce qui fait l'intérêt de sa démarche.
En remontant le temps, on découvre une autre artiste, manipulant couleurs intenses et enchevêtrement de formes géométriques. C'était en 1985. Plus loin encore. du côté des années 1978, ses "dondons" aquarelles dignes de Niki de Saint Phalle planaient entre ciel et terre sur le thème de "l'incommunicabilité".
Rien n'est fini. Michèle Grosjean poursuit son couvre. Qu'il est long, long le chemin...

Colette BERTOT
L'ECHO
Vendredi 27 décembre 2002


Dans la ligne directe des symbolistes du XIXe siècle, univers de Michèle Grosjean est peuplé de mythes ancestraux. Osiris et le Minotaure, le Golem et les momies mexicaines de Guanajuato intègrent un répertoire fantastique et savant mêlé de personnages plus particuliers comme l'homme crucifié (pour ne pas citer le Christ), le tout revisité bien sûr par le travail de l'artiste. Au travers de ces histoires évoquées, Michèle Grosjean cherche aussi à traiter de thématiques fondamentales telles que l'amour, la mort et la renaissance, Bien adéquatement sollicité dans cette optique le dieu de la guerre Arès est le personnage central de cette exposition qui réunit des oeuvres récentes. Arès n'y apparaît point dans toute sa gloire mais meurtri, mutilé, se protégeant vainement derrière sa cuirasse. Les tons sont aux grisés aux ocres et au noir, le dessin ferme et rapide. Une autre manière infiniment picturale au-delà de la citation référentielle et de l'allégorie d'évoquer la douleur permanente de la guerre et de ses dégâts sur les vies humaines.
Un thème plus que jamais d'actualité.

Anne Hustache dans AAA n°348 (Arts-Antiques Auctions)
Janvier 2004


« Michèle Grosjean a une manière bien à elle de traiter la matière picturale. Héritée quelque part des symbolistes du XXe= siècle, son écriture semble surgir des tréfonds d’une âme aux abois de ses angoisses ou, plus encore, des craintes universelles. La dame n’en n’est pas moins souriante et d’heureuse compagnie, habile à juxtaposer dans le quotidien réflexions et mains tendues. Les mythes et les archétypes peuplent son imaginaire…. »

La Libre 2004– R.P Turine


Michèle Grosjean a toujours été attirée par les mythes fondateurs de l'humanité.
Après OSIRIS, le Minotaure, l'ex-voto pour pigeon voyageur et l'univers magique de la Flûte Enchantée, Michèle Grosjean, peint aujourd'hui Arès, dieu de la guerre.
Mais qui est-il encore, cet inquiétant personnage toisant le monde de sa hauteur et de son oeil aveugle. Nourrie, jadis, de cette culture antique qui nous saute régulièrement aux yeux alors que d'autres s'obstinent à l'effacer, nous avons voulu remonter l'arbre généalogique des dieux du système olympien pour débusquer Arès, dieu grec de la guerre correspondant au Mars romain. Michèle GrosJean le fait sévère et sombre, impitoyable et viril à l'image de ce que l'histoire en dit. Il serait le fils légitime de Zeus et Héra mais une autre légende veut qu'il ne connut pas son père, Héra, jalouse de la naissance d' Athéna sortie du crâne de Zeus, voulut aussi faire un bébé toute seule, toucha une fleur dans la campagne et engendra Arès, l'intraitable enfant... Voyez-le tel que l'imagine l'artiste lugubre et fascinant à la fois. La nuque épaisse, le front bas, il est corseté de noir, patiné de gris. La cambrure est élégante, le courage semble aveugle et sanguinaire. Pourquoi les chaînes d'airain ? Parce que, amant d'Aphrodite, Arès fut piégé dans un filet de métal par Hephaistos, dieu du feu...
A croire que Michèle Grosjean a tant fréquenté Arès qu'elle en saisit la moindre des attitudes, en stigmatise tous les gestes, tous les haussements d'épaule, tous les mouvements de bras. Peut-être est-elle tombée amoureuse de son héros, si cruel soit-il, parce que derrière la cruauté souvent pointe l'angoisse.
Observons-le. Les cimaises de la galerie en restent muettes. Rares sont les hôtes de cette qua. lité... Tantôt le corset de métal est délacé avec grâce, tantôt il se fait chaîne à gros maillons, tantôt le visage est caché sous une étrange coiffe qui intensifie le mystère. Parfois le personnage est à peine ébauché. Un buste sans bras, un oeil destructeur suffisent à susciter l'émotion. L'oeuvre est peinte à l'acrylique sur toile, à l'acrylique sur papier, parfois à l'encre de Chine.
L'effet couvrant de la matière évoque le glacis posé en couches minces et répétées pour modifier le support et réaliser, ici. ces gris, ces noirs d'une intensité remarquable.
Devant chaque toile, si dépouillée qu'on en a froid dans le dos, on devine à quel point l'artiste entraîne le spectateur bien au-delà de la légende et l'on tente de décrypter les secrets de cette divinité " symbole de la folie meurtrière des hommes ", entraînés, parfois à leur corps défendant, vers des abîmes sans fin où s'entrechoquent !e bien, le mal, la vie, la mort. Le destin quoi !

Colette Bertot
L'ECHO
Vendredi 23 janvier 2004


« M. Grosjean appartient incontestablement à cette famille de peintre discrets mais habités que l’on envie parfois à la petite Belgique. Où le soucis de » se positionner » est parfois moins tyrannique qu’ailleurs. Ces artistes développent une œuvre « d’auteur » décalée, jardin secret dont la profondeur est garantie par une visibilité d’un autre ordre. Autant que leur pairs, pourtant, ces plasticiens font l’art contemporain jour après jour, l’enrichissent d’affluents qui viennent d’ailleurs et vont loin, parfois. »

Daniel Gillemont
Le Soir
2006




 

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