Cercle d'Histoire locale d'Olloy-sur-Viroin
Petit village au sud de l’Entre-Sambre-et-Meuse, Olloy-sur-Viroin s'appelait autrefois tout simplement Olloy.
C’est le 21 juin 1948 que fut prise en séance du Conseil communal la décision de modifier la dénomination du village en y adjoignant les mots " sur-Viroin ". Les motivations étaient à la fois pratiques et touristiques :
Considérant que le
nom de la commune d’Olloy est la cause de nombreuses erreurs et de confusion
avec certaines communes à dénomination presque homonyme ;
Exemples :
Oleye, province de Liège,
arrondissement de Waremme.
Halloy, province de Namur,
arrondissement de Dinant.
Aulnois, province de Hainaut,
arrondissementde Mons.
Aulnoye (France), département
du Nord.
Attendu qu’au point de vue
touristique, la commune d’Olloy se trouvant dans la vallée du Viroin
dont les beaux sites sont grandement appréciéspar tous les
visiteurs, gagnerait à ce que sa situation dans le pays soit précisée
d’une façon particulière ;
Que l’addition des mots "
sur-Viroin " désignerait clairementnotre localité ;
Que d’autres communes se
trouvant sur le Viroin ne pourraient justifier une semblable demande et
qu’aucun préjudice ne sera porté à ces communes par
la nouvelle dénomination de la commune d’Olloy ;
Que l’addition des mots "
sur-Viroin " à celui d'Olloyn’occasionnerait aucune dépense
conséquente à la commune ;
Décide à l’unanimité
des membres présents de joindre au nom de la commune d’Olloy les
mots " sur-Viroin ".
Le souhait des autorités communales fut rencontré et leur décision approuvée par arrêté du Régent du 31 janvier 1949, paru au Moniteur belge des lundi 7 et mardi 8 février de la même année :
CHARLES, Prince de Belgique,
Régent du Royaume,
A tous, présents et
à venir, SALUT.
Vu l’article 4 de la loi
du 26 mai 1882 ;
Vu la délibération
du Conseil communal d’Olloy, en date du 21 juin 1948, tendant à
voir joindre au nom actuel de la commune, les mots " sur-Viroin " ;
Attendu qu’en vertu d’une
jurisprudence constante, le changement de la dénomination d’une
commune n’est autorisé que dans des cas tout à fait exceptionnels
; que cependant,il est admis, lorsqu’il répond à des
nécessités d’ordre pratique absolument impérieuseset
qu’en l’espèce cette nécessité est manifeste, la dénomination
actuelle donnant lieu à des confusions nombreuses et préjudiciablesaux
intérêts de la commune ;
Vu l’avis favorable donné
par M. le Gouverneurde la province de Namur ;
Considérant que la
modification demandée ne présente aucun inconvénient
;
Sur la proposition du Ministre
de l’Intérieur,
Nous avons arrêté
et arrêtons :
Article 1er. La commune d’Olloy
est autorisée à joindre au nom actuel, les mots " sur-Viroin
".
Art. 2. Le Ministre de l’Intérieur
est chargé de l’exécution du présent arrêté.
Donné à Bruxelles,
le 31 janvier 1949.
(s.) CHARLES
Par le Régent :
Le Ministre de l’Intérieur,
(s.) P. VERMEYLEN
Celle nouvelle dénomination fut donc utilisée dans les documents officiels jusqu’à la fusion des communes en 1977. Elle apparaît également dans l’intitulé du Cercle d’Histoire locale. Elle n’a cependant jamais supplanté l’ancienne, plus courte et plus familière.
Olloy-sur-Viroin fait aujourd'hui partie de l’entité de Viroinval, centre géographique de l’Europe des Quinze.
Les autres anciennes communes qui composent l'entité sont : Dourbes, Le Mesnil, Mazée, Nismes, Oignies, Treignes, Vierves-sur-Viroin,
Viroinval comptait 5642 habitants
au 31 octobre 2000.
Le Cercle d’Histoire locale d’Olloy-sur-Viroin est une association sans but lucratif créée le 1er novembre 1997 et dont les statuts sont parus au Moniteur Belge le 25 décembre 1997.
Le Cercle a pour but de rassembler, répertorier et conserver tous documents ou objets se rapportant à la vie d'autrefois et d'aujourd'hui à Olloy-sur-Viroin. Il s'intéresse à l'histoire locale dans son sens le plus large (histoire, folklore, vie culturelle, histoire des familles,activités sportives, etc.) et entend perpétuer la mémoire des habitants du village, qu'ils aient joué un rôle important dans la vie publique ou non. Il s'efforce de mieux faire connaître le patrimoine local et prend les initiatives qu'il estime nécessaires pour en favoriser la sauvegarde. Il organise des expositions et des animations. En outre, il encourage la publication et la diffusion de travaux se rapportant au village.
* Siège social: rue de
Baimont 2, 5670 Olloy-sur-Viroin
* Adresse E-mail: bernard.nain@brunette.brucity.be
ou bernard.nain@skynet.be
* Composition du Conseil d’Administration:
Bernard Nain, président* La cotisation annuelle est fixée à 300 francs pour les membres adhérents et 1000 francs ou plus pour les membres donateurs. Elle donne droit, dans les deux cas, aux deux numéros de la revue Notre Village qui paraissent chaque année.
Bruno Buchet, secrétaire
Ingrid Ancieaux, trésorière
* Numéro de compte bancaire: 732-6761400-66
* 125 adhérents en 2000.
Le Cercle a publié à ce jour sept numéros de la revue Notre Village. Il est toujours possible de se les procurer au prix de 175 francs pièce (150 francs à partir de deux numéros).
Sujets abordés:
mai 1998 (n°1)
La restauration de la sépulture Licot (B. Nain)
Les funérailles d’antan (B. Nain)
L’ancienne horloge sauvée (B. Buchet)
Les seize quartiers d’ascendance de Raymonde Jacobs (B. Nain)
décembre 1998 (n°2)
La bascule publique (B. Nain)
Règlement de 1948 sur la tenue des touristes (B. Nain)
mai 1999 (n°3)Le livret militaire de François Nain (B. Nain)
L'épidémie de fièvre typhoïde de 1842-1843 (B. Nain)
Nos maisons ont une histoire - Rue des Mésanges n° 5 (B. Nain)
Les seize quartiers d'ascendance de Robert Chot (B. Nain)Où construire la nouvelle église d'Olloy? Une polémique au siècle passé (B. Nain)
décembre 1999 (n°4)
Olloy 1914-1918 (B. Nain)
Affaires électorales (1ère partie) (B. Nain)
mai 2000 (n°5)Charles François, instituteur et secrétaire communal (B. Nain)
Affaire électorales (2ème partie) (B. Nain)
Les quartiers d'ascendance de Fernand Hottiaux (B. Nain)
décembre 2000 (n°6)Jean Burniaux, combattant de la guerre de Corée (B. Nain)
La révocation d'Alexandre Delahaut, garde champêtre. Les différentes pièces du dossier (B. Nain)
Nouvelle dénomination pour le village en 1949 (B. Nain)
En marge du "r'plantage du coq" (B. Nain)
mai 2001 (n°7)Olloy dans la presse régionale. Année 1939 (B. Nain)
décembre 2001 (n°8)La Chapelle Notre-Dame de la Salette: notes historiques (B. Nain)
Olloy-sur-Viroin: restauration de la chapelle Victoire (C. Cession)février 2003 (n°9)La sépulture d'Amand Licot et de Célestine Lorent (B. Nain)
Découverte d'un cadavre en 1826 (B. Nain)
Les communions solennelles en 1931 (B. Nain)
Parmi les objectifs du Cercle d'Histoire locale d'Olloy-sur-Viroin figurent l'organisation d'expositions et la diffusion d'ouvrages se rapportant au village. N'ayant pu nous associer aux célébrations du 80ème anniversaire de l'Armistice, nous ne pouvions manquer l'opportunité de rappeler le souvenir des combattants ollégiens de la première guerre mondiale à l'occasion de l'inauguration du Monument aux Morts restauré. En outre, il était opportun, à nos yeux, de replacer leur parcours dans le cadre plus large de l'invasion et de l'occupation. Il convenait également de retracer l'histoire du Monument érigé en 1919.
C'est ainsi que fut prise la décision d'organiser une exposition et de mettre à la disposition du public un livre sur le thème 1914-1918.
Prévue pour être ouverte un seul weekend (13 et 14 novembre 1999), l'exposition dut être prolongée vu la demande et ouvrit donc également ses portes les 20 et 21 novembre.

Des uniformes, des armes, des médailles et d'autres objets d'époque nous avaient été prêtés par Monsieur Eric Dubois.
Pour cette première exposition, le Cercle avait tenu, malgré les implications budgétaires, à ne pas réclamer de droit d'entrée, souhaitant restituer symboliquement à la population ce qu'elle avait bien voulu lui confier pour mener à bien cette entreprise.
De
cette première expérience, nous retiendrons tout d'abord
le vernissage de l'exposition et la présentation du livre Olloy
1914-1918 le 12 novembre en présence du bourgmestre de Viroinval
Michel Lebrun, du député Jean-Marc Delizée et d'une
assistance nombreuse. Nous garderons également un souvenir inoubliable
des deux visites commentées de l'exposition organisées le
mardi 16 novembre par le Cercle à l'intention des enfants des écoles,
l'une pour les élèves de l'école libre, l'autre pour
ceux de l'école communale. Leur intérêt et la pertinence
de leurs questions fut pour nous une source de joie intense. Enfin, les
contacts avec les visiteurs nous ont permis de collecter de nombreux renseignements
que nous ignorions.
Bernard NAIN
OLLOY 1914-1918
1. Olloy pendant la première guerre mondialeNotices sur 64 combattants d'Olloy (état civil, service militaire, campagne 14-18, décorations, etc.) 216 pages Format 18 x 24 cm 75 photos et documents Prix de vente: 700 francs Frais de port: 114 francs Compte 061-6991380-85 Informations complémentaires: bernard.nain@skynet.be |
| EXTRAIT DU PREMIER CHAPITRE
DU LIVRE OLLOY 1914-1918
1. Olloy pendant la première
guerre mondiale
L'invasion allemande dans l'Entre-Sambre-et-Meuse fut particulièrement meurtrière. Olloy eut la chance d'échapper aux représailles, aux exécutions sommaires, aux destructions. L'inondation de la plaine de l'Yser entre le 28 octobre et le 2 novembre 1914 met fin à la guerre de mouvement - dont l'apogée à l'échelle locale se situe le 25 août - et marque le début d'une guerre de tranchées particulièrement éprouvante pour nos soldats. Quant aux populations civiles, elles doivent subir quatre années d'occupation étrangère. Privations, souffrances, contraintes, brimades sont leur lot quotidien. Voyons comment les Ollégiens ont vécu
ces moments difficiles de leur existence: l'invasion, l'occupation et les
tracas de la vie quotidienne.
L'invasion
31 juillet 1914 - Le gouvernement belge décrète la mobilisation générale de l'armée. Même si la nouvelle n'est pas réjouissante, les soldats s'apprêtent à rejoindre leur unité sans trop s'alarmer, persuadés ou essayant de se persuader qu'il ne s'agit que d'une simple péripétie. 1e août 1914 - A la première heure, les soldats rappelés s'empressent vers la gare . C'est bientôt l'heure du départ. 2 août 1914 - Le ministre des Affaires Etrangères reçoit un ultimatum exigeant de la Belgique le libre passage des troupes allemandes. 3 août 1914 - La Belgique refuse le déshonneur et rejette catégoriquement cet ultimatum. On sent venir l'heure de l'embrasement général mais un mince espoir subsiste encore et il vaut donc mieux ménager les susceptibilités. Conformément aux instructions reçues à la maison communale et placardées dans le village, le Collège considère qu'il est du devoir de la Belgique de ne pas s'attirer des difficultés avec l'un ou l'autre de ses voisins et que par conséquent tous spectacles cinématographiques ou autres qui auraient pour objet de repré-senter des scènes militaires de nature à exciter les passions et à provoquer des émotions populaires dangereuses pour l'ordre public sont interdits à partir de ce jour, sur le territoire de la commune . Pour les mêmes raisons, tout rassemblement qui pourrait avoir pour objet de manifester des sympathies ou des antipathies à l'égard de l'un ou l'autre pays est interdit à partir de ce jour sur le territoire de la commune . 4 août 1914 - Les troupes allemandes entrent en Belgique. La situation étant encore calme dans la région des forts de Namur, Léon Cabaraux, facteur et sabotier, s'en va rendre visite à son fils Albert, mobilisé. Il en revient enthousiaste et persuadé que la place de Namur est imprenable . Des mesures sont prises pour surveiller les routes, la voie ferrée, les tunnels, les ponts et le va-et-vient de suspects potentiels. L'espionite, comme dans de nombreuses localités, sévit en effet à Olloy et se caractérise principalement par une méfiance à l'égard des étrangers, de ceux qui quittent trop souvent le village pour raisons prétendument professionnelles ou qui s'étant soi-disant trop vite enrichis doivent inmanquablement tirer des revenus de l'espionnage qu'ils réalisent pour l'ennemi . Certains iront même jusqu'à voir des étincelles sortir d'un toit et à en attribuer l'origine au fonctionnement d'un appareil de téléphonie sans fil destiné à envoyer des messages aux Allemands. Un innocent est arrêté par la garde civique qui opère dans le village, puis relâché faute de preuves. Les gardes, qui portent le sarrau et la cocarde tricolore, se prennent parfois trop au sérieux et font preuve d'un zèle de mauvais aloi . 13 août 1914 - Arrive à Olloy, vers 8 heures, une brigade venant de Rocroi et commandée par le colonel Pétain. Les troupes françaises sont en route depuis trois heures du matin. Elles préfèrent marcher la nuit et se reposer le jour à cause des grandes chaleurs. Les fantassins s'arrêtent au carrefour des Quatre-Chemins. La rue de la Station est pleine de monde. L'accueil de la population est on ne peut plus chaleureux: Joseph Chot, pour sa part, offre l'hospitalité à Philippe Pétain dans sa petite maison de la rue de la Station. Hissé sur une chaise, il prend la parole et remercie les Français au nom de la population . Vers 15 heures, cinq cents hommes reçoivent l'ordre de se diriger vers Dourbes pour décongestionner Olloy . Vers 20 heures, une dépêche de l'Etat-Major donne l'ordre à la brigade de se diriger vers Florennes. Joseph Chot réagit énergiquement lorsqu'il apprend que les hommes vont s'engager sur le sentier reliant Olloy à Dourbes, guère praticable pour le charroi, surtout de nuit. Aidé de son voisin Paulin François, il parvient à convaincre Pétain de rejoindre Florennes par Vierves, Matagne-la-Petite et Villers-en-Fagne. Pétain finit par adopter cet itinéraire, un peu plus long certes mais moins périlleux . Les hommes se couchent à 20 heures 30 . Vers 23 heures, une compagnie de deux cents hommes du Génie, fatigués et affamés, arrive à Olloy venant de Oignies. Elle doit se joindre à la brigade du colonel Pétain, sur le point de reprendre la route . 14 août 1914 - Les hommes se réveillent vers minuit et demi, le départ étant fixé à une heure du matin . Ils se dirigent vers le pont du Viroin où la brigade se reconstitue peu à peu . Dès l'aube, quelques centaines de cavaliers traversent rapidement le village, venant de Couvin . 15 août 1914 - La bataille s'est engagée à Dinant. Le bruit de la canonnade se fait entendre à Olloy dès 7 heures du matin . 18 août 1914 - La chasse aux espions continue dans le village. En est victime J. S. auquel on reproche une attitude équivoque. Ledit S., qui fait partie de la garde civique, s'est fait exempter par certificat médical, ce qui ne l'empêche pas de se déplacer et de voyager pour divers motifs, raisons suffisantes aux yeux de certains pour le suspecter d'espionnage. Le Collège décide: le sieur S. J. sera invité à remettre le passeport lui délivré, il y a huit jours environ. On demandera au chef de station, s'il y a lieu, de suspendre son abonnement au chemin de fer de l'Etat afin de lui éviter tout voyage, l'intéressé étant malade ou le simulant . Les déplacements de la population doivent être limités au strict minimum. Dès lors, il est interdit aux habitants de la commune de quitter celle-ci pour autre motif que celui qui contribue à assurer la vie économique. En conséquence, les laissez-passer pour curiosités ou autres motifs seront impitoyablement refusés: seules les personnes rentrant dans la catégorie reprise ci-dessus pourront obtenir le passeport nécessaire pour sortir de la commune . 19 août 1914 - Un grand monoplan allemand, épervier noir de bien mauvais augure, survole le village . 22 août 1914 - Le canon se fait entendre sans discontinuer du côté du nord. Faute de renseignements précis, chacun se livre à de vaines suppositions. Des réfugiés de Charleroi arrivent au dernier train du soir . 23 août 1914 - Le grondement de la canonnade est quasiment continu. Dans la matinée, de nouveaux réfugiés apportent des détails inquiétants sur l'avance des Allemands dans la région de Charleroi, les maisons incendiées, les civils fusillés. Vers 13 heures débouche sur la route de Vierves une voiture tirée par un cheval fourbu et transportant six réfugiés qui fuient Dinant en feu. Ils cherchent à gagner la France par Couvin. A 17 heures arrive la nouvelle que les forts de Namur sont tombés et que Belges et Français battent en retraite. Un flot de fuyards arrive pendant la soirée. L'ouragan approche. Certains habitants prennent leurs dispositions pour cacher leurs biens de valeur et préparent des paniers contenant tout ce qui est nécessaire pour passer plusieurs jours et plusieurs nuits dans les bois . 24 août 1914 - Des fugitifs de Tamines, Auvelais, Bouffioux, Hanzinne, Hanzinelle, Rosée, Anthée et Onhaye sont arrivés pendant la nuit, après une marche épuisante. La nouvelle se répand que des soldats belges de Namur dont Albert Cabaraux, Joseph Lapôtre et Alfred Bastin sont arrivés le 23 dans la soirée à Couvin. Vers le milieu de la matinée, une centaine de dragons suivis de plusieurs milliers de fantassins surgissent de la route de Vierves. D'autres troupes défilent encore dans la journée, suivies de batteries de canons et d'un nombreux charroi. La sympathie que l'on éprouvait à l'égard des Français et l'espoir que l'on mettait en eux fait place aux sarcasmes. L'impréparation des troupes est mise en évidence. Le nombre de fugitifs ne cesse d'augmenter. Vers 22 heures, on crie dans les rues que Surice et Romedenne brûlent. D'autres localités pas très éloignées d'Olloy sont également la proie des flammes. Il est clair pour tout le monde que la journée à venir est celle de tous les dangers . |
Le Monument aux Morts de la grande guerre a été érigé et inauguré en 1919. Il présente la particularité d’avoir été construit par les tailleurs de pierres de la commune. L'endroit choisi pour l'érection fut le tienne (ou trieu) de Fourcimont, à cause de sa situation dominante.
Ce
monument a subi les outrages du temps. Intempéries, vandalisme,
négligence en ont accéléré le délabrement.
Avec les années, les combattants survivants éprouvèrent
de plus en plus de difficultés à gravir le sentier menant
au site du monument à l'occasion de célébrations patriotiques.
A l'heure actuelle, les témoins de la guerre 14-18 étant
décédés et leurs descendants étant eux-mêmes
âgés, c’est au cimetière qu’a lieu désormais
l’hommage aux combattants.
Il fut question de trouver pour le monument un endroit mieux accessible mais le démontage, le transport et le remontage lui auraient été fatals. Il fut également envisagé d'ériger une stèle commémorant les morts des deux guerres, une sorte de monument ‘bis’ dans le centre du village. La concrétisation de ce projet aurait signifié à terme la disparition du seul et unique monument auquel les habitants demeurent attachés.
C’est à l’approche du 80ème anniversaire de l’Armistice que les énergies se mobilisèrent et que les démarches en vue de remettre en état le Monument aux Morts se firent de plus en plus pressantes. Suite aux nombreux contacts établis par le Syndicat d’Initiative et le Cercle d’Histoire locale, des subsides publics et des interventions privées, par exemple sous la forme de don des matériaux nécessaires à la restauration et à la remise en état du site, ont été obtenus.
Le 14 novembre 1999, date de l'inauguration du Monument restauré, restera un point de repère majeur pour ceux qui, après nous, écriront l'histoire du village.
L'intérêt manifesté par la population durant les travaux de restauration et d'aménagement du site et le flot incessant de visiteurs les jours qui ont suivi l'inauguration démontrent que l'homme, même s'il passe une grande partie de son existence à tenter de résoudre les tracas de la vie quotidienne, accorde également une place prépondérante à son cadre de vie et au respect dû aux anciens.
Le Monument a désormais
fière allure et a recouvré une seconde jeunesse. Les problèmes
de stabilité ont été résolus par l'injection
de coulis de ciment dans les fondations et de résine dans les nombreuses
fissures de la colonne ainsi que par le placement de broches inox. Les
pierres ont été nettoyées par sablage, rejointoyées,
régénérées au silicate d'éthyle afin
de les durcir et réparées à l'aide de poudre de pierre
reconstituée. Les inscriptions sont à nouveau lisibles, un
pavement 'à l'ancienne' a été aménagé,
quatre pilastres du même style que les originaux ont été
placés aux angles du socle. Le Monument est éclairé
la nuit et visible de loin puisque situé sur une hauteur.
Des aménagements complémentaires
tels le placement d'une table, de bancs, d'une poubelle, d'un portique,
font du Trieu de Fourcimont un but de promenade pour les touristes. Soulignons
que toutes les activités liées à la restauration du
Monument ont reçu un large écho dans la presse et ont ainsi
contribué à assurer la promotion de notre village, ce dont
nous nous réjouissons.
Enfin, une plaque commémorative offerte par le Cercle d'Histoire et le Comité de la Jeunesse d'Olloy rend hommage aux douze combattants morts durant la première guerre mondiale et à ceux qui revinrent à Olloy, vivants mais profondément meurtris. Elle retrace également les grandes étapes de l'histoire du Monument.
Reste à espérer
que les efforts consentis pour que le Monument puisse revivre et affronter
le temps qui passe ne seront pas anéantis par le comportement irresponsable
de quelques vandales. A cet égard, chacun se doit d'être vigilant
et de lutter contre l'indifférence. Que les enseignants qui ont
bien voulu sensibiliser leurs élèves au respect du patrimoine
soient très chaleureusement remerciés.
|
Le Soir - Nouvelles locales - Namur, Luxembourg Samedi 13 novembre 1999
BREVES NAMUR
Le monument d'Olloy fait peau neuve Depuis plus de deux ans, le syndicat d'initiative d'Olloy ainsi que le cercle d'histoire locale oeuvrent au projet de restauration et de mise en valeur du monument aux morts érigé en l'honneur des victimes de la première guerre. Grâce à la volonté des deux associations, et aussi grâce au soutien matériel offert par des entreprises de la région, le monument et son site seront inaugurés en présence des divers partenaires, ce dimanche. Cette journée sera particulièrement
symbolique puisqu'elle coïncidera pratiquement jour pour jour avec
la date du 80e anniversaire de l'érection du monument. A cette occasion,
le cercle d'histoire locale proposera, de 14 à 19h, une exposition
ainsi qu'une publication sur le thème "Olloy 1914-1918 (site de
la gare d'Olloy)". L'inauguration aura lieu à 11h, après
une messe à la mémoire des combattants (9h30).
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Cette
horloge mécanique date vraisemblablement de 1772 et était
située à l’origine dans l’église précédente.
Elle était placée à côté des cloches
de telle sorte que le marteau puisse frapper l’heure et la demie. Elle
avait été transférée en 1865 dans l’église
actuelle et y avait continué son office avant de tomber dans l’oubli
et de faire partie du cadre de vie des nombreux pigeons qui avaient envahi
le clocher.
Endommagée lors des récents travaux de rénovation du plancher, elle n’était plus qu’un amas d’éléments métalliques que la Fabrique d’Eglise nous autorisa à emporter.
L’horloge a été
complètement reconstituée par Henri Lievens, bien connu dans
la région pour ses talents de réparateur et de restaurateur.
Le cimetière d’Olloy-sur-Viroin
contient quelques beaux monuments anciens. Arrivées en fin de concession
et bien souvent laissées à l’abandon par les familles, ces
sépultures de facture artisanale couraient
cependant le risque de disparaître, comme tant d’autres ces dernières
années. Il devenait donc urgent, non seulement de prendre les mesures
adéquates afin de sauver celles qui pouvaient encore l’être,
mais aussi de substituer à une gestion purement administrative du
cimetière une approche plus respectueuse du passé, intégrant
les monuments funéraires de qualité dans le patrimoine culturel
et historique du village.
C’est ainsi que fut dressée,
avec l’accord des autorités communales, une liste de 70 sépultures
dont la sauvegarde s’impose à des titres divers. Cet inventaire,
qui sera proposé sous peu au Collège Echevinal de Viroinval,
a été réalisé en tenant compte de différents
critères: intérêt architectural et artistique, personnalité
des défunts, appartenance à une famille qui a marqué
la vie du village, existence d’un fait divers significatif relatif à
la personne inhumée. Les grandes tendances de l'architecture funéraire
caractéristiques d'un cimetière rural y sont représentées.
L’accent est mis sur la nécessité de préserver l'environnement
immédiat de certains ensembles de qualité en évitant
que l'on puisse y adjoindre, dans le futur, des monuments d'une autre
facture, ce qui viendrait rompre l’homogénéité du
site. Il est également prévu d’aménager des plantations
afin de favoriser une atmosphère propice au recueillement. Chaque
sépulture sélectionnée est classée suivant
sa situation dans le cimetière et comporte toutes les informations
qu'il a été possible de rassembler, tant sur le monument
que sur les défunts: n° de la concession, brève description,
dimensions, matériaux utilisés, éléments symboliques
et figuratifs, épitaphe complète, nom de l'entrepreneur lorsqu'il
est connu, renseignements généalogiques, notice historique
ou anecdote.
Exemples de fiches :
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Stèle en pierre bleue posée verticalement sur socle et soubassement. Modeste croix en pierre de taille surmonte la stèle. Largeur: 116 cm
Pierre bleue Croix, R.I.P. (Requiesca(n)t in pace).
ICI REPOSE
R I P o Jules Jh Saquet, épinceur de pavés,
maître de carrière, cabaretier, agent d'assurance, conseiller,
receveur puis secrétaire communal, ° Olloy 12-1-1861, + Olloy
29-4-1916, fils de Victorien, tisserand, et d'Adélaïde Victoire
Gillot
Jules Saquet fut d'abord conseiller communal de 1891 à fin 1895 Il fut ensuite nommé receveur communal, le 12 juin 1897, en remplacement de Simon Noël, décédé. Son traitement était de 400 francs par an. Il dut fournir un cautionnement de 8000 francs. Sa nomination comme secrétaire communal entraîna sa démission de ses fonctions de receveur le 1er avril 1902, laquelle fut acceptée le 9 avril. Le conseil procédait le même jour à la désignation de son successeur, Edmond Bourguet, sabotier. Il fut secrétaire communal du 2 avril 1902 jusqu'à son décès. |
Pierre de taille à quatre faces, très élancée placée sur la tombe. Stèle composée d’un fronton et d’acanthes stylisées. Trois traverses délimitent la concession. Largeur: 44 cm
Pierre bleue Croix et couronne de roses Les grandes étapes de la vie sont marquées
par le don de fleurs: la naissance, le mariage, la mort ... Les fleurs
sont une forme tangible de la volonté de partager dans la joie ou
la peine l'événement. Le haut de la stèle est occupé
par une belle représentation de la couronne d'immortelles avec un
ruban ondoyant, pouvant suggérer le moment des funérailles.
ICI REPOSENT
SON EPOUSE
o Pierre Jh Coliche, marchand de beurre, ouvrier
de station, négociant, ° Olloy 7-9-1838, + Olloy 17-10-1888,
fils de Dieudonné, cultivateur, marchand, cabaretier, et d'Adélaïde
Hennequin
|
| Le Cercle d'Histoire locale
d'Olloy-sur-Viroin adhère aux principes définis dans la
CHARTE INTERNATIONALE DU PATRIMOINE FUNERAIRE Définition
Nous affirmons l'importance et
la signification du patrimoine funéraire pour les
Nous reconnaissons que :
|
Baudrez G., Souvenirs du passé - Les communes de Viroinval, centre géographique de l’Europe, en cartes postales, 1995, pp. 62-74
Buchet B., L'ancienne horloge sauvée, dans Notre Village, I, 1, mai 1998, pp. 8-10.
Colin J.-P., Croix, potales et chapelles de Viroinval.
Colin J.-P. (sous la direction de) Le R’plantage du Coq .Edité par la Fabrique d'église d'Olloy-sur-Viroin.
Collectif, Si Olloy m'était conté ... Joseph Chot et son perchoir. Editions du P.A.C. Viroinval, 1993.
Collectif, 50 ans de Tourisme d'Accueil et d'Art à Olloy-sur-Viroin. Editions du Syndicat d'Initiative et du Tourisme d'Olloy-sur-Viroin, 1996.
Delooz R., Sur les traces d’Arthur Masson, 1996, pp. 39-41.
Evariste J., Militaires belges sous la République et l'Empire. Cantons de Bouillon, Couvin, Philippeville et Givet, Musée de Cerfontaine, 2001, pp. 75, 82, 84, 86, 90-94, 97, 106, 108, 125, 127, 128, 135, 139, 140, 156, 163, 164, 168, 172-174, 177, 180, 182.
Hélin M., Le Chemin de Fer Vicinal Olloy-Oignies, 1993.
Janclaes Y., Promenades au sud de l’Entre-Sambre-et-Meuse, 300 kilomètres de sentiers balisés àViroinval, centre géographique de l’Europe des Quinze, Editions Labor, 1996, pp. 73-90.
Nain B., La restauration de la sépulture Licot, dans Notre Village, I, 1, mai 1998, pp. 2-4.
Nain B., Les funérailles d'antan, dans Notre Village, I, 1, mai 1998, pp. 4-8.
Nain B., La bascule publique, dans Notre Village, I, 2, décembre 1998, pp. 2-16.
Nain B., Nos édiles au secours de la moralité. Règlement de 1948 sur la tenue des touristes, dans Notre Village, I, 2, décembre 1998, pp. 16-17.
Nain B., Le livret militaire de François Nain, dans Notre Village, II, 3, mai 1999, pp. 2-4.
Nain B., L'épidémie de fièvre typhoïde de 1842-1843, dans Notre Village, II, 3, mai 1999, pp. 5-9.
Nain B., Nos maisons ont une histoire - Rue des Mésanges n° 5, dans Notre Village, II, 3, mai 1999, pp. 9-12.
Nain B., Où construire la nouvelle église? Une polémique au siècle passé, dans Notre Village, II, 4, décembre 1999, pp. 2-10.
Nain B., Affaires électorales (1ère partie), dans Notre Village, II, 4, décembre 1999, pp. 12-15.
Nain B., Affaire électorales (2ème partie), dans Notre Village, III, 5, mai 2000, pp. 7-10.
Nain B., Album de famille (1) - Les seize quartiers d'ascendance de Raymonde Jacobs, dans Notre Village, I, 1, mai 1998, pp. 11-17.
Nain B., Album de famille (2) - Les seize quartiers d'ascendance de Robert Chot, dans Notre Village, II, 3, mai 1999, pp. 13-19.
Nain B., Album de famille (3) - Les quartiers d'ascendance de Fernand Hottiaux, dans Notre Village, III, 5, mai 2000 , pp. 11-21.
Nain B., Charles François, instituteur et secrétaire communal, dans Notre Village, III, 5, mai 2000, pp. 1-7.
Nain B., Jean Burniaux, combattant de la guerre de Corée, dans Notre Village, III, 6, décembre 2000, pp. 2-4.
Nain B., La révocation d'Alexandre Delahaut, garde champêtre. Les différentes pièces du dossier, dans Notre Village, III, 6, décembre 2000, pp. 5-15.
Nain B., Nouvelle dénomination pour le village en 1949, dans Notre Village, III, 6, décembre 2000, pp. 15-16.
Nain B., En marge du "r'plantage du coq", dans Notre Village, III, 6, décembre 2000, pp. 16-17.
Nain B., Témoins du travail de la pierre à Olloy-sur-Viroin. Projets de sauvegarde du patrimoine funéraire et du Monument aux Morts de la guerre 14-18, dans Pierre & Marbre, n° 3 et 4, 1998, pp. 23-24.
Nain B., Getuigen van het natuursteenwerk in Olloy-sur-Viroin. Projecten tot bescherming van het funerair patrimonium en van het Monument van de Doden van de oorlog 14-18, in Steen & Marmer, nr 3 en 4, pp. 21-22.
Nain B., Olloy 1914 - 1918, Bruxelles, 1999, 214 pages.
Le Patrimoine monumental de la Belgique - Namur, arrondissement de Philippeville - 9/2, Pierre Mardaga, éditeur, 1982, pp. 438-443, 676-677.
Soussigne A., Olloy-sur-Viroin dans le passé. Maison des Jeunes de Viroinval .
LiensArdenne
Wallonne
Dourbes
Entraide
généalogique
Leval-Trahegnies
et Mont-Sainte-Aldegonde
Mazée
Musée
de Cerfontaine
Olloy-sur-Viroin
Treignes
Treignes
(2)
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(3)
Vierves-sur-Viroin
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Accessible en permanence |
Promenade guidée
"A la découverte du petit patrimoine ollégien : chapelle, potale, monument aux morts"
Vous êtes conviés à une promenade qui vous fera découvrir successivement :
- la chapelle Notre-Dame de la
Salette (chapelle Victoire), aménagée dans une maison d’habitation
au XIXème siècle et comportant un bel autel baroque (XVIIIème
siècle) provenant de l’ancienne église du village située
autrefois dans la rue des Mésanges qui fait face à la chapelle.
- la potale dédiée
à la Vierge Marie élevée en 1906 par un ancien bourgmestre,
tailleur de pierres, en remerciement d’une grâce exaucée.
- le monument aux morts de la
guerre 14-18, inauguré le 23 novembre 1919, situé sur le
Trieu de Fourcimont dominant le village. Une plaque apposée en novembre
1999 relate l’histoire du monument et comporte une photo des soldats de
la localité morts à la guerre.

Les trois sites ont été restaurés récemment à l’initiative des associations locales en collaboration avec la Région wallonne, l’Administration communale de Viroinval, la Fabrique d'Eglise d’Olloy-sur-Viroin et des partenaires privés.
Réalisation
Bernard Nain
Président du Cercle d'Histoire locale d'Olloy-sur-Viroin
Avril 2003