Bourgogne
 
 
 
 
 
Voyage scolaire des élèves de quatrième
Année scolaire : 1997-1998
GEOGRAPHIE
HISTOIRE
VEZELAY
BEAUNE
AUTUN
CLOS DE VOUGEOT
BIBRACTE
DIJON
F0NTENAY
TANLAY

 
 

GEOGRAPHIE

 

1. Quelques aspects du relief

Cette région est très variée au point de vue du relief. Située entre le bassin parisien et le sillon rhodanien, elle présente :

 

2. Quelques aspects de l'hydrographie

La Bourgogne est sillonnée par de nombreux cours d'eau et rivières, que l'homme a reliés parfois par des canaux.

3. Climat et végétation

Les contrastes du relief se retrouvent dans les caractères climatiques.

C'est ainsi que l'on observe :
La plaine de la Saône
Le Morvan 
Climat 
Eté

 

 

 

Hiver

 

 

 

 

 

 

Précipitations annuelles 

Températures assez élevées (souvent plus de 20°c) 

Pluies variables mais orages fréquents

 

Périodes tempérées mais neigeuses alternant avec de grands froids

 

Exemples de températures moyennes à Dijon :

19,6°c en juillet

1,6°c en janvier

 

600 à 800 mm 

Températures restant fraîches (surtout quand l'altitude s'élève)

Pluies abondantes 

 

Neiges abondantes et température assez basse (0° à 2°c à basse altitude)

 

 

 

 

 

Importante, plus de 1000 mm et au sud, sur les hauts reliefs, plus de 2000 mm. 

 

Climat rude 

Végétation 
Cultures

Céréales : blé

Plantes industrielles : 

betteraves, colza, tournesol  Cultures maraîchères

Vignes (voir remarque) 

Sol peu apte à l'agriculture.

La forêt recouvre la moitié de la superficie.

On trouve des landes et des prairies. 

 

Remarque

La Bourgogne est renommée, internationalement, pour ses vins. Ces crus de grande qualité sont produits par des vignobles de faible superficie, en quantité "modeste". Ils sont classés en "clos" (ex. : Clos de Vougeot), en "appellations" (ex. : Pommard), en "climats" (ex. : Chambertin). Des noms célèbres font rêver, saliver les amateurs avertis, par exemple :

Gevrey-Chambertin : rouge de la Côte de Nuits (Nuits-St-Georges)

Les blancs Meursault et les rouges Volnay de la Côte de Beaune.

Les secteurs de la Côte chalonnais, du Mâconnais et du Beaujolais complètent avec bonheur une production vinicole appréciée. Mais il ne faut pas oublier d'autres vignobles qui ne font pas partie de la Côte au sud de Dijon et qui produisent eux aussi des vins réputés comme les blancs Chablis (de l'Yonne dans le N.-O. de la Bourgogne) et Pouilly (de la Nièvre, dans l'Est de la Bourgogne).

Savez-vous que le bureau interprofessionnel des Vins de Bourgogne édite un "Annuaire des Caves de Bourgogne commercialisant leurs vins en bouteilles" de 1700 adresses ? Il vous propose une gamme très variée d'appellations de "Bourgognes, des terroirs bénis des Dieux".

Remarquons que ces nectars qui peuvent être savourés seuls, accompagnent agréablement les viandes charolaises ou le poulet de Bresse. Mais attention, point trop n'en faut ! Soyez sages, raisonnables !

 
Début

UN PEU D'HISTOIRE

 

De par sa situation géographique, la Bourgogne a été de tout temps un lieu de passage et de communication entre les régions du nord et celles de la Méditerranée.

Des groupes humains s'y sont installés dès le paléolithique supérieur (cf. ossements de + 15000 av. J.C. mis au jour à Solutré).

Durant l'Antiquité, les marchands des cités grecques d'Italie du sud font des échanges avec les populations celtiques établies dans la région (cf. le Trésor de Vix conservé à Châtillon-sur-Seine).

Au 1er s. av. J.C., lors de la conquête de la Gaule par Jules César, les populations celtiques (Eduens et Arvernes) s'allient sous le commandement de Vercingétorix pour repousser les légions romaines. Après un long siège à Alésia, les Gaulois sont obligés de capituler (-52).

Dès lors la Gaule est soumise à Rome qui y implante sa culture et sa civilisation (romanisation). Autun devient le chef-lieu de la Gaule du nord-est et supplante la ville celtique de Bibracte.

Au IVe s., le christianisme se répand peu à peu en Bourgogne par la vallée de la Saône, affluent du Rhône.

Au Ve s., des Germains, les Burgondes, s'installent dans cette région qui leur doit d'ailleurs son nom (Burgundia = Burgondie = Bourgogne).

Les Francs la conquièrent au VIe s. et l'intègrent dans leur royaume, puis empire (Charlemagne).

Le traité de Verdun de 843 divise la région en deux, la Saône marquant la limite entre la Francie occidentale (future France) et la Francie médiane attribuée alors à Lothaire et qui fera partie au Xe s. du Saint-Empire germanique. Désormais il y a deux régions distinctes : la Bourgogne française et la Franche-Comté impériale.

 

Le duché de Bourgogne

Au IXe s., la Bourgogne devient un duché et s'étend vers le nord.

Les ducs de Bourgogne sont apparentés à la famille des rois de France (Capétiens) et disposent d'une assez large autonomie (cf. période féodale).

Les XIe et XIIe s. voient l'essor des ordres religieux avec la fondation de nombreuses abbayes (Cluny, Cîteaux, Clairvaux, Fontenay...).

Durant la guerre de Cent Ans, la lignée des premiers ducs de Bourgogne s'éteint (1361). Le roi de France, Jean II, donne alors la Bourgogne en apanage à l'un de ses fils cadets, Philippe le Hardi.

 

Comment la Bourgogne va-t-elle se trouver liée à l'histoire de nos régions?

Le tableau généalogique nous éclaire à ce sujet.
En 1369, le roi de France, Charles V de Valois (branche capétienne régnant de 1328 à 1589) favorise -pour des raisons politiques- le mariage de son frère Philippe le Hardi avec l'héritière du comté de Flandre, de l'Artois et de la Franche-Comté.

Ainsi prend forme la puissance bourguignonne constituée de deux groupes de principautés formant deux blocs séparés:

- au nord, Flandre + Artois 

- au sud, Bourgogne + Franche-Comté. 
 

Des acquisitions et des conquêtes réalisées par les successeurs de Philippe le Hardi, en particulier Philippe le Bon et Charles le Téméraire, permettent la formation d'un véritable Etat bourguignon au XVe s. (v. carte) 

 
Héritage de Marguerite de Male:
1 Flandre
2 Artois
3 Rethel et Nivernais
(jusqu'en 1404)
4 Lille, Douai et Orchies
5 Franche-Comté
 
Héritage de Philippe le Hardi:
6 Bourgogne
 
Extension sous Philippe le Bon:
7 Bar
8 Auxerrois
9 Mâconnais
10 Luxeuil
11 Namur (1421)
12 Brabant, Limbourg et Pays
d'Outre-Meuse (1430)
13 Hainaut (1433)
14 Hollande (1433)
15 Zélande (1433)
16 Frise occidentale (1433)
17 Picardie (1435, jusqu'en 1477)
18 Cambrai (1432, protectorat)
19 Luxembourg (1441)
20 Utrecht (1455, protectorat)
21 Liège et Stavelot-Malmédy
(1456, protectorat)
 
Extension sous Charles le Téméraire:
22 Haute-Alsace (1469, jusqu'en 1474)
23 Gueldre (1473, jusqu'en 1477)
24 Lorraine (1475, jusqu'en 1477)
Toutefois les ambitions de Charles le Téméraire et son rapprochement avec l'empereur germanique entraînent la guerre avec le roi de France Louis XI.

Celui-ci vainc Charles le Téméraire qui est tué lors du siège de Nancy en 1477. Louis XI annexe alors la Bourgogne au domaine royal français.

A l'époque moderne, la région sera à plusieurs reprises le théâtre de la lutte entre les rois de France et l'empire des Habsbourg d'Autriche.

C'est dans ce contexte que la Franche-Comté sera elle aussi intégrée à la France à l'époque de Louis XIV (traité de Nimègue de 1678).
  Philippe lr Hardi (duc : 1363-1404)

 

 

 

Philippe le Bon (duc : 1419-1467)

 

 

 

 

Jean sans Peur (duc : 1404-1419)

 

 

Charles le Téméraire (duc : 1467-1477)

 

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VEZELAY : BASILIQUE SAINTE-MADELEINE

IXe s. : fondation de l'abbaye de Vézelay.

Abritant les reliques de sainte Madeleine, elle devint rapidement un grand lieu de pèlerinage sur une des routes empruntées par les pèlerins et les marchands vers Saint-Jacques de Compostelle (nord de l'Espagne).

C'est à Vézelay que fut prêchée, en 1146, la deuxième croisade par saint Bernard.

Le monastère a disparu, mais il en reste l'abbatiale devenue église paroissiale, érigée en basilique en 1920.

En fait, l'église du IXe s. n'existe plus: elle a été détruite par un violent incendie en 1120. L'édifice que l'on peut admirer est donc du XIIe s. pour la nef et le narthex, du début du XIIIe pour le choeur et le transept.

Extérieur

Nous ne nous attarderons pas de trop sur la façade: elle fut en effet fort endommagée à la révolution française et a été rebâtie par Viollet-le-Duc au XIXe s. d'après des documents d'époque qui lui ont permis de respecter l'aspect ancien (3 portails de style roman).

En faisant le tour de l'édifice, on peut se rendre compte de l'importance du vaisseau (120 m de long) soutenu par des arcs-boutants.

Intérieur

Celui-ci offre un intérêt beaucoup plus grand.

1) NARTHEX (ou avant-nef) : structure romane mais arcs légèrement brisés et voûtes d'ogives. Trois portails donnent accès à la nef centrale et aux deux bas-côtés.
Les sculptures de ces portails sont caractéristiques du style roman en Bourgogne (cf. cathédrale d'Autun).
Le tympan du portail central est le plus intéressant et le plus exemplaire:
 
1 : Christ en majesté (dans une mandorle)
2 : Apôtres vers lesquels le Christ étend les mains
3 : les saints Pierre et Paul
4 à 9 : linteau                     ¸ scènes montrant tous les
10 à 17 : 1ère voussure         þ peuples évangélisés
18 : 2ème voussure avec signes du zodiaque et travaux des mois
19 : trumeau avec saint Jean-Baptiste + apôtres
20 : piédroits avec apôtres
 
Toute cette iconographie cherche à montrer la mission évangélique universelle confiée par le Christ à ses apôtres.
   
  2) NEF romane (XIIe s.) de 62 m de long divisée en 10 travées séparées par des arcs doubleaux en plein cintre. Il faut y admirer la magnifique série de chapiteaux (scènes pleines de malice et de réalisme).

3) TRANSEPT et CHOEUR romano-gothiques (début XIIIe s.)

Un vaste déambulatoire avec des chapelles rayonnantes fait le tour du choeur.

4) CRYPTE

Vestige de l'époque carolingienne mais remaniée au XIIe s.

Sur la voûte, peintures du XIIIe s.

5) SALLE CAPITULAIRE ET CLOITRE Voûte d'ogives; cloître détruit à la révolution.  
Chapiteaux du coté gauche 
  
14) Saint Pierre est délivré de prison. 
15) Adam et Eve. 
16) Deux chapiteaux de ce pilier sont consacrés à la légende de saint Antoine, le troisième représente des animaux. 
17) Exécution d'Agag. 
18) Légende de sainte Eugénie: grâce à un travestissement, elle devint abbé d'un monastère d'hommes: accusée par la suite d'avoir outragé une femme, pour démontrer son innocence. elle entrouvre sa robe. 
19) Mort de saint Paul ermite. dont deux lions creusent la fosse; au-dessus, saint Antoine prie pour lui. 
20) Moïse et le Veau d'Or. 
21) La mort d'Absalon : pris tout d'abord par les cheveux dans les branches d'un arbre. puis décapité. 
22) Deux phases du combat de David et de Goliath. 
23) Meurtre de l'Égyptien par Moïse, 
24) Judith et Holopherne. 
25) La calomnie et l'avarice. 
 
Chapiteaux du côté droit 
1 ) Un duel. 
2) La luxure et le désespoir. 
3) Légende de saint Hubert. 
4) Signe du zodiaque: la balance. 
5) Le moulin mystique (Moïse et saint Paul). 
6) La mort du mauvais riche et de Lazare. 
7) Lamech tue Caïn dissimule dans un buisson. 
8) Les quatre vents de l'année. 
9) David chevauchant un lion. 
10) Saint Martin écarte un arbre dont la chute le menace. 
11) Daniel respecte par les lions. 
12) Lutte de lange et de Jacob. 
13) Isaac bénit Jacob. 
 
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BEAUNE

1. Prestigieuse cité du vin

La ville de Beaune doit d'abord sa célébrité à son vin. On dénombre à Beaune 38 ha de vignobles comptant des crus universellement réputés et les bastions des remparts de la ville abritent d'importantes caves.

Chaque année, en novembre, a lieu, sous la halle médiévale une très fameuse vente aux enchères des vins des Hospices de Beaune.

Les annonces des crieurs sont guettées par des experts venus du monde entier. La tradition veut que la durée de la vente soit limitée à la combustion de dix petites chandelles (tradition qui remonte à 1859).

Le produit de la vente est consacré à la modernisation des installations chirurgicales et médicales ainsi qu'à l'entretien de l'Hôtel-Dieu.

2. L'Hôtel-Dieu

Remarque préliminaire:

L'Hôtel-Dieu fait partie d'un ensemble dénommé les Hospices de Beaune. Ce terme englobe également les vignobles précités, l'hospice de la Charité et le centre hospitalier.

a) Fondation et fonctions

Fondé en 1443 par le chancelier du duc de Bourgogne, Nicolas Rolin, cet édifice est une merveille de l'art burgondo-flamand.
L'hospice a été construit pour les pauvres au lendemain de la Guerre de Cent Ans. Beaune souffrait alors de misère et de famine. Les trois-quarts des habitants étaient sans ressources.
Nicolas Rolin dota l'hospice d'une rente annuelle et de ressources propres (vignes et salines) et le fit décorer par de nombreux artistes.
Le service hospitalier, grâce aux bons offices des Soeurs, a fonctionné dans les lieux jusqu'en 1971.

b) Caractéristiques générales du site

 
   

Avec ses façades gothiques et ses toits multicolores, l'Hôtel-Dieu est aujourd'hui considéré comme un joyau de l'architecture bourguignonne d'influence flamande.

Cette influence s'explique par la participation aux travaux du maître flamand Jacques Wiscrere. 

 
c) Les différents bâtiments visités et leur histoire

La grande salle des "Pôvres" (50m de long, 14m de large, 16m de haut)
C'est la principale salle des malades.
Son toit est admirable: il s'agit d'une voûte en carène de navire renversée, polychrome. Le pavement est primitif.

Il faut s'imaginer qu'au centre de la salle étaient placés, à l'origine, des tables et des bancs pour le repas.
A l'arrière de chaque lit, un coffre permettait de ranger les vêtements des malades.

 

La chapelle fait partie intégrante de la salle des "Pôvres", ce qui permettait aux pensionnaires d'assister aux offices sans se déplacer.

La salle Sainte-Anne comprenait, à l'origine, 4 lits réservés aux "âmes nobles".

La cour d'honneur offre la vision la plus célèbre de l'Hôtel-Dieu. Les toits sont recouverts de tuiles vernissées multicolores qui dessinent des figures géométriques, typiques de la tradition burgondo-flamande.

Le puits central est un exemple de ferronnerie gothique. Son eau assurait un approvisionnement commode aux Hospices.

La salle Saint-Hugues était également une salle des malades. Elle présente actuellement un décor du XVIIe s. (créé en 1645 à l'instigation du mécène Maître Hugues Bétault)

La salle Saint -Nicolas était destinée à accueillir les "pôvres en danger de mort" et contenait 12 lits.
Au centre, un pavage de verre permet de voir couler la Bouzain sur laquelle cette partie de l'hôpital a été construite afin de faciliter l'évacuation des détritus et des eaux usées.

La cuisine a été réaménagée comme elle l'était au XIXe s.
Seule, la vaste cheminée conserve ses accessoires d'époque.

La pharmacie nous rappelle qu'au Moyen-Âge, chaque établissement hospitalier disposait de sa propre pharmacie.
Le jardin potager, à l'arrière des Hospices, permettait la culture de certaines plantes médicinales.
Un laboratoire (attenant à la pharmacie) permettait la mise au point des remèdes.

La salle Saint-Louis date du XVIIe s. Louis de Bétault l'a fait construire en 1661.
Anciennement, s'y trouvaient une grange qui servait aussi de cuverie ainsi que des fours destinés à cuire le pain que l'on distribuait quotidiennement aux pauvres rassemblés sous le porche.

La salle du polyptique abrite le polyptique de Rogier van der Weyden (XVe s.) représentant le jugement dernier.
Le panneau central représente le Christ, Juge Suprême, qui fait signe aux élus de la main droite tandis que, de la gauche, il fait signe aux maudits de s'écarter.

On peut voir, sur une face externe, le portrait de Nicolas Rolin et de sa femme, les commanditaires de l'oeuvre.

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AUTUN : CATHEDRALE SAINT-LAZARE
La haute flèche de pierre du XVe s. qui domine le panorama d'Autun ne doit pas faire oublier que l'église St-Lazare, aujourd'hui cathédrale, reste une des úuvres majeures de l'art clunisien, élevée pour l'essentiel entre 1120 et 1130.

La nef accostée de collatéraux s'étend sur sept larges travées, le chúur profond de deux travées est terminé par une abside semi-circulaire flanquée de deux absidioles, l'élévation est à triple étagement: arcades brisées, faux triforium, fenêtres en plein cintre. Les piliers cruciformes sont cantonnés sur chacune de leur face de cinq cannelures montant du côté de la nef jusqu'à la base des doubleaux qui scandent le berceau brisé de la voûte. Les bas-côtés sont couverts de voûtes d'arêtes. Sur la base romane de l'abside, une voûte d'ogives a remplacé le cul-de-four originel, permettant un exhaussement du chúur.

Mais la perfection architecturale, inspirée à la fois de Cluny et des édifices romains tout proches, s'éclipse peut-être devant l'éclat du décor sculpté. Jaillis sous le ciseau de l'hypothétique Gislebertus, les scènes bibliques des chapiteaux &endash; dont quelques-uns, déposés, peuvent être admirés de près dans la salle capitulaire&endash;, le "Jugement Dernier" qui, au portail central, couvre le tympan et le linteau du grouillement de ses personnages étirés, l'Eve&endash;partie du linteau de l'ancien portail latéral&endash; déposée au musée Rolin, témoignent tout à la fois de la verve et de la truculence populaires, du sens achevé de la composition et de l'habileté dans l'exécution dont fait preuve la sculpture romane à son apogée. 

 
 
Tympan du portail central : représentation du Jugement dernier
1 : Christ en majesté (dans une mandorle); au bas, les morts sortent de leur tombeau, prévenus de l'heure du jugement par quatre anges soufflant dans de grandes trompettes (n° 4, 7, 8, 9) 
2-3 : linteau montrant les élus séparés des damnés par un ange 
5 : groupe d'apôtres 
6 : Saint Michel face à Satan qui cherche à fausser le jugement 
7 : Enfer 
9 : Paradis 
 

A et B : voussures avec décor végétal et signes du zodiaque + travaux des mois (cf. le temps qui passe). 

 
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LE CLOS DE VOUGEOT

L'appellation

Le clos désignait au haut moyen âge la vigne seigneuriale et les dépendances foncières attenantes. Elles étaient clôturées pour bien délimiter la propriété.
(Les "clos" sont à la Bourgogne ce que sont les châteaux dans la région de Bordeaux).

Vougeot est le nom du village qui a tiré son nom de la Vouge, petite rivière qui le traverse.

Le Clos de Vougeot était au moyen âge une dépendance de l'abbaye de Cîteaux. Il le resta jusqu'à la Révolution.

Actuellement le terme désigne à la fois 50 ha et 8 ares de vignes, le château, le cellier et la cuverie.

Le Clos-Vougeot est aussi le nom d'un grand cru, fruit de cette terre.

 

L'abbaye de Cîteaux

Fondée en 1098, l'abbaye de Cîteaux applique la règle de saint Benoît (qui exige pauvreté et austérité).
Au XIIe s., le monastère devient chef de file de l'ordre bénédictin (343 abbayes en dépendent).
Lors de sa fondation, les moines reçoivent du duc de Bourgogne des terres à Vougeot. Les moines achètent d'autres parcelles attenantes et clôturent le tout pour exploiter des vignobles.
L'abbaye deviendra rapidement célèbre pour ses vins; c'est entre autres elle qui fournit la cour du pape
Le secret de fabrication est soigneusement gardé par les moines cellériers. Les documents en la matière ont disparu en 1636, lors de la guerre de Trente ans.
L'abbaye des Cîteaux est démembrée à la Révolution. Les bâtiments, partiellement détruits seront utilisés à diverses fonctions (maison de plaisance, prison pour délinquants ...) avant d'être réinvestis par des moines cisterciens en 1898.
L'abbaye actuelle exploite une ferme de 240 ha et produit un fromage réputé mais elle ne possède plus de vignes.

Le Clos de Vougeot
Devenu bien national à la Révolution, le Clos passa successivement à diverses familles puis fut fragmenté en parcelles de plus en plus petites.

Actuellement 80 propriétaires le partagent, tous viticulteurs ou négociants-éleveurs bourguignons. 

 
Le Clos-Vougeot produit en moyenne 1500 hectos de vin rouge (30 hectos à l'hectare), ce qui représente une vendange de 225000 kilos de raisins et environ 200000 bouteilles par an.
Le Clos-Vougeot est mis au rang des grands crus.

Le cellier
Au fond de la cour carrée du château, le cellier (27m de long, 16m de large) date du XIIe s.
On y fait vieillir le vin; il y a 8 siècles, les moines de Cîteaux connaissaient déjà l'art de ce vieillissement.

Les chapitres de la Confrérie du Tastevin (voir explications plus loin) ont lieu dans ce cellier que décorent actuellement une tapisserie d'Aubusson (XVIIe s.) et des hottes de vendanges.

L'escalier extérieur conduit à un grenier qui servait de dortoir aux moines pendant la vendange et durant la vinification.

L'isolation entre le cellier et le grenier est assurée par une couche intermédiaire de 66 cm de terre et de gravats. C'est dans ce grenier qu'est projeté le montage audiovisuel sur le Clos-Vougeot et la Confrérie du Tastevin.

La cuverie

La cuverie ressemble à un cloître. On y découvrira les paniers destinés jadis aux vendanges, 4 gigantesques pressoirs en chêne datant de la fondation du Clos, quelques cuves en bois et de vieux outils rappelant la vinification traditionnelle.

Le château

Tout proche de Gilly, le château permet de conserver le vin à l'abri des pillards. (Les vins jeunes sont gardés au Clos, seuls les vieux vins restent à Gilly).
L'ancien château fut démoli en 1551 sous l'ordre du 48ème abbé de Cîteaux, Jean Loisier. La même année, ce dernier se fit construire une demeure de plaisance au coeur des vignes.
Seules les tours carrées rappellent le moyen âge.
Il fut restauré en 1898 par Léonce Bocquet. Ce négociant en vins était alors devenu propriétaire du château, de ses dépendances et de 15ha du Clos.

Depuis 1945, c'est la Confrérie du Tastevin qui poursuit la restauration du château, classé monument historique en 1945.

La Confrérie du Tastevin

Origines

Au début des années 30, la Bourgogne traverse une grave crise vinicole: les caves sont pleines mais on ne vend rien.

C'est alors qu'un groupe d'hommes originaires de Nuits-Saint-Georges décident de réagir et créent la confrérie du Tastevin (le tastevin est la tasse de vin métallique qu'utilise le vigneron depuis le XVIIe s. pour tâter le vin c'est-à-dire le déguster).
Cette confrérie décide, à défaut de vendre les vins, d'inviter des amis et connaissances à venir les goûter. L'objectif de l'opération est de faire goûter les grands crus dans l'espoir que les goûteurs en feront la promotion.

Deux confrères font dessiner un emblème héraldique de la confrérie autour de la devise "Jamais en vain, toujours en vin".

Les chapitres

La Confrérie s'installe au château du Clos de Vougeot en 1944.
C'est dans ce cadre que 20 fois par an quelque 500 convives venus de tous les horizons "tâtent" les grands crus bourguignons lors d'une cérémonie appelée "chapitre". (Pour y participer, il faut être parrainé et réserver sa place un an au moins à l'avance!).
Un grand dîner est organisé. Le cérémonial est immuable. Chaque dîner est présidé par un personnage important (homme d'Etat, grand écrivain, artiste célèbre, ...)
A la fin du dîner, on intronise de nouveaux élus. Ils reçoivent un coup de cep sur l'épaule et le précieux cordon de la Confrérie qui symbolise leur fidélité à la "cause du bon vin".

Rôles de la Confrérie

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BIBRACTE - M0NT BEUVRAY

Le Mont Beuvray, situé au sud du Morvan, culmine à 820 m. Aujourd'hui couvert de forêts et à plus de 4 km de tout village, il est le site de l'antique ville celtique de Bibracte, mentionnée à plusieurs reprises par César dans ses "Commentaires sur la Guerre des Gaules".

L'oppidum (ville fortifiée) de Bibracte était au 1er s. av. J.C. la capitale d'un peuple celtique, les Eduens, qui occupait un territoire situé entre la Saône, à l'est, et l'Allier, à l'ouest, et s'ouvrait vers les pays de Seine par la vallée de l'Yonne. Par ce territoire, transitait la majeure partie du commerce méditerranéen vers le nord de la Gaule. Le peuple éduen tira profit de cette situation avantageuse. C'est ainsi que dès le milieu du IIe s. av. J.C. - soit un siècle avant la conquête de la Gaule par César - il avait été honoré du titre de "frère de sang" du peuple romain!

Devenue en quelques décennies une véritable ville de plus de 135 ha et entourée d'une enceinte d'une longueur de 5 km, Bibracte fut le théâtre de quelques événements importants: Vercingétorix y fut élu chef des Gaules en -53 et César y séjourna après la bataille d'Alésia.

Bibracte fut abandonnée aussi vite qu'elle se développa : une cinquantaine d'années après la conquête romaine, elle fut supplantée par Autun, ville nouvelle créée par l'empereur Auguste et située à 27 km à l'est du Mont Beuvray.

Abandonnée dès le début de l'ère chrétienne, la ville celtique de Bibracte tomba peu à peu dans l'oubli. Les fouilles entreprises à la fin du XIXe s. l'en ont sortie et ont permis de dévoiler divers aspects de la ville ancienne.

Bibracte a acquis un grand renom dans la communauté scientifique qui la considère comme un site de référence pour l'étude du phénomène d'urbanisation en Europe occidentale aux derniers siècles avant l'ère chrétienne.

Depuis 1984, le site est l'objet d'un vaste programme international de recherche, mis en place sous l'impulsion du président F. Mitterrand.

Sur le terrain, les fouilles ont mis au jour une partie des remparts de l'oppidum, des rues, des édifices publics, des quartiers artisanaux et résidentiels. L'architecture illustre l'assimilation progressive de techniques et de modes de vie méditerranéens sur ce site soumis précocement à l'influence romaine.

Des édifices religieux postérieurs (temple gallo-romain transformé ensuite en oratoire chrétien, puis couvent franciscain) témoignent aussi de la continuation de la fréquentation de ce lieu.

Le musée de la civilisation celtique, situé au pied du site, présente des maquettes, des pièces originales ou des copies qui illustrent, dans une perspective européenne, les différents aspects de la civilisation celtique.

 
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DIJON

 

Historique :

Le castrum romain (plan visible au palais des États, sur la façade de l'entrée du musée des Beaux-Arts) qui porte le nom de Divio, situé sur la grande voie militaire de Lyon à Mayence, devait rester pendant des siècles une cité secondaire. Saccagée, pillée, brûlée, elle est reconstruite à maintes reprises. Lorsque Philippe le Hardi reçoit le duché de Bourgogne en apanage, inaugurant la lignée des quatre ducs de la maison de Valois, il peut s'appuyer sur un duché déjà fortement organisé. Mais le parlement est à Beaune : Dijon n'accueille que la Chambre des comptes. La puissance économique se concentre dans les villes du Brabant, de Flandre, d'Artois, que Philippe le Hardi pacifie après son mariage avec Marguerite de Flandre. Dijon est en quelque sorte une capitale "familiale" où l'on naît et où l'on meurt. Mais les ducs, qui comptent parmi les princes les plus riches et les plus puissants de la chrétienté, font néanmoins de Dijon une ville d'art au rayonnement incontestable: ils sont inhumés à la chartreuse de Champmol.

Le palais sert de cadre prestigieux à des réceptions fastueuses: la Sainte Chapelle qui le jouxte est le siège de l'ordre de la Toison d'Or. Cet ordre de chevalerie est créé à Bruges par Philippe le Bon à l'occasion de son mariage avec Isabelle de Portugal (1429) dans un but politique : unifier la noblesse autour de lui. Le lourd collier auquel pend le bélier d'or symbolique sera réservé aux princes amis et aux grands dignitaires nobles de la cour ducale. Son prestige éclipsera tous les autres ordres créés par les souverains d'Europe.

Tout change avec le rattachement du duché à la couronne de France. L'annexion par Louis XI provoque un soulèvement général, la "mutemaque", que les troupes royales répriment. Les Dijonnais en profitent pour négocier un certain nombre de concessions: maintien des États de Bourgogne (assemblée régionale des députés du clergé, de la noblesse et du Tiers État) siégeant dans le vieux palais des ducs, de divers privilèges et, surtout, transfert du parlement de Beaune à Dijon. Aux XVIIe et XVIIIe s., la ville connaît un développement urbanistique important et on reconstruit le palais des Ducs qui devient le fastueux palais des États de Bourgogne. De même, la bourgeoisie construit nombre d'hôtels cossus.

 

Le quartier du palais des Ducs et des États de Bourgogne :

En partant de la place de la Libération (ancienne place Royale), nous nous trouvons face à la cour d'honneur avec au fond de celle-ci le logis du roi, à gauche les services de l'hôtel de ville et à droite le célèbre musée des Beaux-Arts dans un style classique où dominent les compositions horizontales. En passant à droite sous la voûte, nous découvrons la cour de Bar et sa tour (où René d'Anjou fut emprisonné) ainsi que l'escalier de Bellegarde (XVIIe s.).

Nous voilà arrivés au musée des Beaux-Arts abrité dans l'ancien logis des ducs de Bourgogne.

Au rez-de-chaussée nous remarquons les très belles cuisines ducales, la salle du Chapitre de l'ancienne Sainte Chapelle ducale.
Au premier étage, nous découvrons une enfilade de salles présentant les oeuvres de la peinture primitive italienne et allemande (XIVe et XVIe s.), l'art de la Renaissance, les peintures bourguignonnes (XVIIe s.) et celles du règne de Louis XIV. Différents salons présentent encore le mobilier d'époque. Nous arrivons ainsi à l'escalier du Prince et à la salle dite du Maître de Flémalle présentant les oeuvres de ce peintre flamand et bourguignon dont la célèbre Nativité. Nous arrivons à la salle des Gardes (ancienne salle des Festins des Ducs) contenant les trésors de la chartreuse de Champmol.
 
 
Tombeau de Philippe le Hardi (1385-1410). 
Tombeau de Jean sans Peur et de Marguerite de Bavière 
(1443-1470). 
ïRetable de la Crucifixion. 
Retable des Saints et Martyrs. 
Retable de la Passion. 
 
Dans la Galerie de Bellegarde quelques belles oeuvres de Véronèse, de Breughel et de Rubens. Aux deuxième et troisième étages diverses oeuvres de peintres et sculpteurs modernes (Géricault, Delacroix, Hugo, Rodin, Bourdelle, Manet, Monet, Sisley, Picasso)
En quittant le musée, nous passons par la place des Ducs-de-Bourgogne où l'on observe un bel ensemble gothique ainsi que la tour Philippe-le-Bon (46 m). Observons quelques beaux hôtels particuliers dans la rue des Forges et terminons par la cour de Flore.

Le quartier du palais de Justice :

En repartant de la place de la Libération par la rue Vauban, nous remarquons après la place St-Fiacre les hôtels Legouz de Gerland et Fyot-de-Mimeure en style Renaissance. En passant derrière le palais de Justice, remarquons la bibliothèque municipale qui possède de magnifiques manuscrits enluminés du XIIe s. provenant entre autres de l'abbaye de Cîteaux. Nous terminerons par le palais de Justice de style Renaissance où siégeait le Parlement de Bourgogne.

La Chartreuse de Champmol :

Qu'est-ce qu'une chartreuse ?
C'est un monastère occupé par des religieux appartenant à l'ordre des Chartreux. Ils tirent leur nom de la vallée de la Chartreuse, près de Grenoble, où le premier monastère de cet ordre fut fondé par saint Bruno à la fin du XIe s. Les Chartreux observent une règle très sévère qui leur impose le silence presque perpétuel et qui les amène à combiner la vie commune et l'isolement (cellules individuelles).

 

  

Chartreux de Champmol sculpté par Claus Sluter 
 
La chartreuse de Champmol était établie hors des murs de Dijon. Détruite en 1793, un hôpital psychiatrique occupe de nos jours son emplacement.

Alors que les premiers ducs de Bourgogne étaient inhumés à Cîteaux, Philippe le Hardi, désirant pour lui et sa dynastie une nécropole quasi royale, fonda en 1353 la chartreuse, consacrée cinq ans plus tard par l'évêque de Troyes. De ce fastueux ensemble réalisé par les meilleurs artistes de l'époque, il ne reste, hormis les tombeaux et les retables conservés à la salle des Gardes du musée des Beaux-Arts, que deux oeuvres de Claus Sluter, sculpteur originaire de Hollande devenu le chef de file de l'école burgondo-flamande: le portail de la chapelle et le Puits de Moïse, situé au milieu d'une cour qu'on rejoint en contournant les bâtiments.

Puits de Moïse
  Symbole de source de vie, le Puits de Moïse est en réalité le socle d'un calvaire polychromé exécuté de 1395 à 1405 pour orner le bassin du grand cloître (la peinture n'est pratiquement plus visible). Six grandes statues de Moïse et des prophètes David, Jérémie, Zacharie, Daniel, Isaïe s'adossent au socle hexagonal (contourner le monument par la droite à partir de Moïse): ce sont des portraits d'un réalisme saisissant; la figure de Moïse, la plus impressionnante peut-être, a donné son nom au monument. Les anges qui s'abritent sous la corniche sont l'oeuvre de Claus de Werve, le neveu de Sluter. Chacun, dans une attitude différente, exprime son affliction devant le calvaire (disparu) avec une touchante vérité. L'ampleur et le mouvement des drapés font penser à la sculpture baroque. 
Portail de la chapelle - Ce portail orne actuellement la porte intérieure de la chapelle. Il compte 5 statues réalisées par Claus Sluter entre 1389 et 1394. Le duc Philippe le Hardi et la duchesse Marguerite de Flandre, aux traits énergiques, sont représentés agenouillés, assistés de leurs saints protecteurs (saint Jean-Baptiste et sainte Catherine), de chaque côté de la belle Vierge à l'Enfant, placée sur le trumeau.

 
Début

L'ABBAYE DE F0NTENAY

Fondée en 1118 par saint Bernard. Chef d'oeuvre de l'art roman (classée patrimoine mondial par l'UNESC0). Appartient à l'ordre de Cîteaux ou ordre cistercien. Connut une grande prospérité jusqu'au XVIe s.: plus de 300 moines et convers y vécurent. Déclin provoqué ensuite par la décadence morale des abbés et les guerres de Religion. Vendue à l'époque de la révolution française.

Rappelons quelques généralités:
L'art roman connaît son plein essor aux XIe et XIIe siècles. Son architecture se caractérise par l'emploi de l'arc en plein cintre, la voûte en berceau ou en berceau brisé et la voûte d'arêtes.

Voici illustrés quelques termes d'architecture romane
 

 

 
1 - Choeur 
2 - Nef 
3 - Narthex 
4 - Transept 
5 - Croisillons ou bras du transept 
6 - Croisée du transept 
7 - Chevet ou abside 
8 - Deambulatoire 
9 - Travée 
10 - Collatéraux ou bas-côtés 
11 - Chapelles latérales 
12 - Chapelles orientées 
13 - Chapelle axiale 
14 - Chapelles rayonnantes ou absidioles 
15 - Voûtes d'arêtes 
16 - Voûtes en berceau 
17 - Voûtes en berceau brise 
18 - Voûte en cul-de-four 
19 - Coupole sur trompes 
20 - Façade romane décorée de bandes lombardes 
21 - Christ "en majesté" ou en gloire 
22 - Gloire ou mandorle 
23 - Tympan 
24 - Voussures de l'archivolte 
25 - Linteau 
26 - Trumeau 
  
27- Pieds-droits 
28 - Ebrasements 
  
29 - Arcade en plein-cintre 
30 - Arcade brisée 
31 - Colonne engagée 
3z - Pilastre 
33 - Chapiteaux 
34 - Dosseret 
35 - Arcs doubleaux 
36 - Arc formeret 
37 - Fenêtres hautes 
38 - Faux triforium 
La vie monastique

L'abbaye ou monastère est un ensemble de constructions (cf. plan de l'abbaye de Fontenay) dans lequel vit, prie et travaille une communauté de religieux, les moines (ou de religieuses, les moniales). Ces religieux doivent respecter une règle de vie commune.

La première règle monastique fut édictée au VIe s. par saint Benoît : c'est la règle bénédictine.

D'autres règles, dont celle des Cisterciens, virent le jour dans le courant du moyen âge.

L'ensemble des monastères qui suivent la même règle constitue ce que l'on appelle un ordre religieux (ordre bénédictin, ordre cistercien...).

La plupart des règles exigent que les moines vivent dans l'abstinence, le silence, les jeûnes et qu'ils partagent leur temps entre les prières, les travaux manuels (agriculture, élevage, forges...), activités intellectuelles et artistiques.

L'abbaye de FONTENAY fait partie de l'ORDRE CISTERCIEN
C'est précisément en Bourgogne que cet ordre a vu le jour, à Cîteaux (près de Dijon) où Robert, abbé de Molesme, fonde en 1098 une abbaye dans un endroit boisé et retiré (les "cistels" désignaient les roseaux, les joncs, les endroits marécageux).

La règle qu'il y impose veut mettre fin au luxe et au relâchement d'un certain nombre d'abbayes dont les moines ne respectaient plus les principes de la règle bénédictine (cf. ceux de Cluny, autre grande abbaye de Bourgogne).

La règle cistercienne obligeait les moines à vivre à l'écart du monde, dans des endroits solitaires. Leurs habits devaient être simples, leur nourriture frugale (viande interdite). Ils devaient en outre mener une vie laborieuse et pourvoir à tous leurs besoins. Le chef de la communauté, l'abbé, devait partager la vie de ses moines. Leurs églises devaient être sobres, sans décoration inutile ni sculptures excessives. La règle permettait de recruter des "convers" pour aider les moines aux tâches matérielles. Les laïcs qui désiraient devenir convers étaient au préalable avertis de l'austérité de la vie qu'ils allaient devoir mener. Ils étaient exclus de la liturgie et n'entraient jamais dans le cloître.

Saint Bernard qui était passé par Cîteaux a joué un grand rôle dans le développement de l'ordre cistercien. Devenu abbé de Clairvaux, il fonda d'autres monastères dont celui de Fontenay.

 

Début

CHATEAU DE TANLAY

Ce château bâti en 1550, appartint à Louise de Montmorency, mère de l'amiral de Coligny, qui le céda à un autre de ses fils, François d'Andelot.

C'est ce dernier qui entreprit la construction du château actuel dans le style Renaissance.
L'architecture extérieure présente le petit château (dit aussi le Portal) de style Louis XIII.

Le grand château, auquel on accède par le portail monumental et la Cour d'honneur, a été construit à partir de 1559 sur une ancienne forteresse féodale.

 

 

 

La construction a été terminée et embellie en 1642 par Michel Particelli d'Hémery, surintendant des Finances. 

C'est l'architecte Le Muet, responsable des travaux, qui imagina les obélisques de forme pyramidale qui se dressent à l'entrée du pont.

Le parc de conception classique (XVIIe s.) est traversé par un canal de 526m construit par Particelli. 

Début

Bibliographie :

DEVISSE J. et GENET J. Ph., Le Moyen Age 4, Hatier, Paris, 1971.

HAYT, F. et REGNIER P.-L., Histoire Universelle tome II, Wesmael-Charlier, Namur, 1975.

Guide Vert Michelin, Bourgogne-Morvan, Michelin, Paris, 1995.

Encyclopédie Encarta, Microsoft, 1997.

http://www.chateaux-france.com/

http://www.visit.ie/coutries/fr/dijon/france/

http://www.bibracte.tm.fr/

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marc.hamelrijckx@brunette.brucity.be Juin 1998