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LES PAILLES 

Les végétales 

Diverses parties des végétaux peuvent fournir des brins pour les pailles: 

  • les tiges (de blé, d'orge, de riz).
  • les feuilles de certaines espèces d'arbres (palmier et bananier).
  • les fibres de bois.  

 
Les artificielles 

Crinol, visca (paille synthétique sous forme de cloche ou de tresses), paille de papier.


Espèces de pailles


Il existe trois espèces de pailles : la paille en cône, la paille en lacet et la laize de paille.

 
La laize de paille

Elle sert à la confection des chapeaux très ordinaires. Elle peut parfois remplacer la sparterie, mais donne un aspect plus lourd.


 

 
La paille en cône

Est tissée par un travail main ou mécanique en forme de cône, et présente toujours un centre.


 

 
La paille lacet ou tresse de paille

Elle forme un ruban continu de petite largeur, que l'on assemble pour la confection des drapeaux. Elle peut être cousue à la main suivant la forme type.


Travail de la paille

La paille en cône 

Les calottes en paille se travaillent comme le feutre, mais en général elles se détendent moins bien. 
On commence le travail en installant le cône sur la forme. On repasse le sommet à la vapeur ou au fer à repasser en ayant soin de protéger la paille d'un linge humide. 

Certaines pailles réclament beaucoup moins d'humidité que d'autres. 
Cette classification ne s'opère que par la pratique du métier. 
Le sisal notamment se travaille presque à sec ; on peut même le repasser sans linge, ceci lui donne un effet lustré qui lui convient particulièrement bien. 
Le bakou est également une paille qui se travaille comme le sisal. 
Il existe des pailles qui ne peuvent se travailler qu'au jet de vapeur, ce sont les pailles qui présentent un certain relief du genre paillasson par exemple. 
Le repassage au fer chaud pourrait écraser les aspérités de la paille qui donnent un joli effet au travail. 
Pour le repassage au fer des cônes de paille, on repasse tout comme le feutre, le sommet de la calotte et ensuite le bandeau. 
La paille se détendant plus difficilement que le feutre, on assouplit souvent la partie la plus arrondie et la plus accentuée de la forme. 
Il importe de savoir comment il faut détendre la paille, pour parvenir a enrayer l'ampleur. 
Il faut toujours étirer la paille dans le sens de la fibre soit vers la droite, soit vers la gauche. 
Dans le tissage de la paille en cône présentant un point central, les fibres se dirigent en sens opposé.
Il faut toujours étirer la paille dans le sens des fibres. 
On resserre la base de la calotte à l'aide d'un ressort, épingler les parties en creux et à l'emplacement des arêtes. 
Il arrive fréquemment que certaines pailles en cône se détendent de manière imparfaite ; dans ce cas, la modiste, pour enrayer l'ampleur, utilise un moyen très pratique qui n'enlève rien à la réussite ni à la beauté de la forme. 
La pose de pinces, de nervures, de plis, sont souvent d'un très joli effet. 
Ce procédé est utilisé pour tous travaux d'arrangements ou de créations.
Dès qu'il s'agit d'une copie de modèle, la modiste opère par patrons. 
La paille se badigeonne du côté intérieur de la forme pour lui garder son effet mat. 
Si on la désire brillante, on peut la badigeonner à l'endroit. L'apprêt paille est également une préparation d'alcool. 
Moulage de la passe 
La passe en paille se moule à la main, sur passe en bois, sur bride ou sur passe consolidée. Sa technique est semblable à celle de la sparterie.