Effet de serre et trou d'ozone

Mais dans ces conditions, l'effet de serre et le trou d'ozone ne constituent-ils pas des menaces pour le zoo- et le phytoplancton de l' Antarctique ? Ne peuvent-ils pas perturber cet important écosystème ?
En effet pas de photosynthèse sans CO2.
Or, grâce à leur basse température, les eaux de l'Antarctique absorbent énormément de CO2. Et jusqu'à un certain seuil, plus il y a de CO2 , meilleur est le rendement de la photosynthèse.

Une certaine quantité de CO2 est nécessaire à la photosynthèse L'effet de serre, dû fondamentalement à une augmentation de la concentration de CO2 dans l'atmosphère, pourrait -théoriquement en tous cas- entraîner à terme un réchauffement des eaux de surface, réchauffement qui, lui, diminuerait la capacité de ces eaux à absorber le CO2, donc la capacité du phytoplancton à recycler ce gaz.
Plus il y aurait de CO2, moins l'océan pourrait en recycler.
Trop de CO2, moins de photosynthèse.

On doit alors s'inquiéter aussi du trou d'ozone, qui modifie sensiblement la nature des rayons lumineux que reçoit l'écosystème antarctique durant quelque 6 mois.

Le phytoplancton se localise dans la zone dite euphotique, c'est-à-dire celle qui reçoit de la lumière. La quantité de lumière et la nature des rayons lumineux absorbés influencent évidemment sa photosynthèse. En Antarctique, six mois d'ensoleillement suffisent à faire proliférer un phytoplancton capable de survivre aux six mois de quasi obscurité de l'hiver.

Ce sont les conditions climatiques particulières de l'Antarctique qui expliquent ce trou dans la chouche d'ozone.
On sait que, ces dernières décennies, l'activité humaine a libéré dans l'atmosphère une grande quantité de molécules de chlore.

La très basse température hivernale de l’Antarctique favorise la concentration de ces molécules dans l’atmosphère sous forme inerte. Mais dès que l’ensoleillement recommence, sous l’action des rayons UltraViolets, ce chlore devient actif et réagit avec les molécules d’ozone. Il se produit une réaction en chaîne catastrophique : un seul atome de chlore libéré peut entraîner la destruction de 100.000 molécules d’ozone. Or la couche stratosphérique d’ozone constitue notre seul bouclier contre les redoutables rayons UltraViolets B .
L’ampleur du phénomène en Antarctique est vraiment très inquiétante.

 

TOMS multilmedia files

Ceci est une image d'une animation proposée sur Internet par la NASA, animation qui  montre un trou dans la couche d’ozone dont la dimension, durant les mois d’ensoleillement, dépasse les limites du continent. De vastes régions océaniques sont dès lors exposées à un rayonnement accru des Ultraviolets B : en théorie encore, ce phénomène devrait affecter négativement la photosynthèse du phytoplancton.

vers la NASA

Mais qu'est-ce que cela signifie concrètement ? >>