Le dénombrement de Bethléem
Bruxelles  1566   ( 116,9 cm x 164,5 cm)

Le roi de Palestine obligea tous les habitants de son pays à venir s'inscrire dans la ville où ils étaient nés.
C'était le grand recensement qui lui permettrait de savoir qui devrait payer des impôts.

On raconte, dans la bible, que Joseph et Marie qui était enceinte du futur Jésus, se rendirent à Bethléem pour ce grand recensement
et que c'est là qu'elle donna naissance à son fils.

Au temps de Breughel, la plupart des gens sont catholiques et ceux qui ne le sont pas risquent les les pires tortures et même la mort
car les Espagnols qui dirigent notre pays ne veulent pas que les gens pensent ou croient autre chose.
(Cela arrive encore aujourd'hui dans certains pays  avec certaines religions)


C'est à nouveau une scène vieille de 1500 ans que Breughel décide de peindre comme si elle se passait à son époque.
Marie sur un âne accompagné du boeuf et Joseph armé de sa grande scie de charpentier  vont se faire inscrire comme tous les autres gens qui déjà font la file. Comme les romains dans l'antiquité, les Espagnols font aussi payer de lourdes taxes aux habitants de notre pays.
Breughel veut nous montrer que finalement rien n'a changé.


Breughel aime se moquer des Espagnols dans ses toiles, 
il les représente avec de grands chapeaux. 
Regardez celui qui non seulement fait payer de lourdes taxes mais ose encore aller voler dans le jardin du pauvre lépreux, ses derniers légumes.
A l'avant plan, des scènes de la vie de tous les jours : 
on tue le cochon, on répare quelques tabourets alors que les poules cherchent de la nourriture malgré la neige.
Sur la glace, les uns chaussent des patins en bois, les autres inventent le traîneau avec un tabouret renversé, d'autres encore jouent à la toupie tandis que les derniers glissent assis dans des mâchoires de boeufs. 

C'est cette image que les organisateurs de l'exposition au musée d'art ancien ont choisi de garder.

 

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