Séminaire de littérature Paul Hurtmans


 


De secrètes injustices, par Xavier HANOTTE

16-18 ans    Belfond - Pré aux Clercs, 1997    466 pages.
 
 
Biographie - Présentation de l'oeuvre - Pistes pédagogiques - Questions
 

Xavier HANOTTE

 
Né à Mont-sur-Marchienne (Hainaut) en 1960, Xavier Hanotte est diplômé en philologie germanique, documentaliste et analyste-informaticien.
Il a traduit quelques-uns des plus grands romanciers flamands contemporains. Jacques De Decker nous en parle dans son article paru dans Le Soir du 14 janvier 1998. Je cite «  Il n’avait que 23 ans lorsqu’en 1984 il publiait sa version de la « Lettre à Baudouin », seul roman de Walter van den Broek auquel on ait accès en français à ce jours. Depuis, Hanotte s’est attaché à d’autres auteurs du plat pays, mais surtout à ce maître du réalisme magique qu’est Hubert Lampo, dont il ne nous donna pas moins de trois traductions : « La Madone de Nedermunster », à la Longue Vue, « La Venue de Joachim Stiller », à l’Age d’homme, et chez Belfond, où paraît par ailleurs son oeuvre originale, « Retour en Atlantide », qui valut justement à Lampo, âgé aujourd’hui de 78 ans et fort de quelque vingt-sept romans et recueils de nouvelles, un début de reconnaissance parisienne. »
Xavier Hanotte a été plébiscité par de nombreux prix. Citons le Prix Alain-Fournier et le Prix Girondes du premier roman pour « Manière noire » publié chez Belfond en 1995 ; le Prix des auditeurs R.T.B.F. 1998 et le Prix Lebrun de la Ville du Mans, dans le cadre des « 24 heures du polar » pour son ouvrage « De secrètes injustices » paru chez Belfond en 1997.
 
 

Bibliographie

Œuvres personnelles
  Traductions
A traduit de grands romanciers flamands contemporains.

 

De secrètes injustices

 
Un soir de Noël, l’inspecteur Barth Dussert est appelé d’urgence suite à la découverte du cadavre d’un clochard.  Près de celui-ci  on découvre par hasard celui du professeur Hubermann, universitaire allemand, révisionniste.            En parallèle de l’enquête, nous suivons la vie sentimentale de l’inspecteur Dussert, tombé enfin amoureux d’une jeune archéologue après dix ans de rancune amoureuse, ainsi que ses interrogations au sujet de l’œuvre de Wilfred Owen qu’il est en train de traduire.  Cet Owen, jeune poète, tué pendant la première guerre le ramène vers Hubermann qui, sympathisant de l’extrême-droite, minimisait les crimes des Allemands.  
 
 

« On l’a souvent noté, la Belgique wallonne a donné bien des écrivains majeurs à la littérature francophone d’avant-guerre, à commencer par Simenon, par Michaux et par Hergé.  Mais l’époque contemporaine est également fertile en écrivains de talent, à l’instar de Xavier Hanotte, trente-sept ans, dont un deuxième roman paraît en France chez Belfond, De secrètes injustices ».
In Un livre, Un jour, émission présentée par Olivier Barrot,
www.france3.fr/fr3/livre/

« Le Belge Xavier Hanotte qui avait déjà souscrit à la Manière Noire (Belfond, 1995) installe son nouveau roman à Bruxelles dans les locaux de la police judiciaire où vivote une brigade sans brio. {…}  D’ailleurs, le livre prend son envol au moment où, entrecoupant son récit plein de méandres, il imagine les derniers instants des défunts oubliés.  Puisque les mots tuent la mort, Hanotte tend à Wilfred Owen un rôle de fantôme réussi et monte des brumes qui donnent au roman un charme bien flamand ».
in Le Matricule des Anges, numéro 23 de juin-juillet 1998.

« Xavier Hanotte refuse de classer {son œuvre dans le milieu du polar}.  S’il utilise certaines conventions du polar, c’est pour faire autre chose. Le polar est une catégorie qui entraîne beaucoup de malentendus. Elle accorde une prime à de mauvais textes, lus uniquement parce qu’ils sont des polars. Certains grands textes, s’ils sont lus comme un polar, d’une façon incomplète, sont dépréciés. ».
in Cent auteurs à l’écran, Le roman policier,
www.lamediatheque.be/CENTAUTEURS/

 « C’est un mariage réussi entre mystère, élégance et surprise, célébré en dentelles belges soigneusement nouées.  Dans ‘De Secrètes injustices’,  Xavier Hanotte ne se ‘contente’ pas de lancer l’inspecteur Dussert et son lecteur dans une enquête policière.  Les interrogations que soulève la mort d’un inconnu, dans un café bruxellois, impasse des Cadeaux, un soir de Noël (sic), ont certes leur attrait : qui est mort ? qui a tué ? pourquoi ?.  Au fil de ses investigations, Hanotte sait camper un inspecteur Barthélémy Dussert tout à fait intéressant, et habilement faire vivre le microcosme où il  évolue. {…} Hanotte, sur les traces de Dussert, nous emmène, avec un talent qui se déguste, en des cheminements sensibles à travers l’Histoire et l’inconnu comme au-devant de personnages au cœur qui bat la chamade, que la peine effondre, que la difficulté d’être écrase.  Une bien belle pérégrination en couleurs pastel ».
in Journal L’Alsace,
www.alsapresse.com/jdj/98/03/16/MA/article

« Question ‘générosité’, précisément, comment ne pas s’émerveiller devant celle dont fait preuve ici Xavier Hanotte ?  A l’heure où il semble que les éditeurs, qui publient des petits livres aussi techniquement impeccables que narrativement insignifiants, font la pluie et le beau temps dans le monde de la culture, ce jeune auteur, au demeurant excellent traducteur de certains de ses confrères flamands, se lance à corps perdu dans une histoire profuse et néanmoins remarquablement équilibrée, avec une force de conviction, une intelligence, une puissance d’analyse et un humour qui séduisent et emportent l’adhésion ».
in Indications, 55 e série, n° 2 de 1998.
 

 
 


 

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