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Amour est une chose étrange (L') / Joseph Connolly
Flammarion, 2007. - 456 p.
[Coll. : ]



Commentaires

Et bien bravo, Mister Connolly, je vous salue bien bas pour oser dénoncer la barbarie des institutions religieuses ayant pour but l’éducation et la protection de leurs pupilles, pour finalement s’adonner à des pratiques homosexuelles, rendant ces enfants suicidaires hystériques, handicapés physiquement et mentalement suite aux mauvais traitements qui leurs son infligés, privations, punitions, humiliations, coups de fouet et cachot, la faim et la saleté les tenaillant jusqu’à l’épuisement mortel, les tortures et châtiments cruels et inhumains, immondes, indignes de celles qui portent le voile, les religieuses de ce couvent, un bagne digne des tortionnaires d’Alcatraz ou de Cayenne. Des jeunes filles vierges et innocentes, immolées sur l’autel de la concupiscence phallique, trois gros porcs en rut, des prêtres alcooliques, obèses, lubriques, utilisant ce viol collectif comme séance de purification, sous la protection et avec la bénédiction de la sœur supérieure. Châtiment suprême pour briser l’esprit de rébellion d’Annette, petite fille écorchée vive depuis sa tendre enfance, rendant au centuple tout ce que l’énergie du désespoir lui fait haïr, la faiblesse des autres, leur fragilité devenait une excuse valable pour attiser le mal qui l’habite. Après plusieurs années de privations, Gillian, par une transformation extraordinaire se transforme en pieuvre noire, une cosa nostra familiale, devient la patronne d’une petite entreprise au parfum mafieux et illicite, les filles des bordels devenant des machines à produire de l’argent sous les intimidations et menaces de meurtres pour les récalcitrantes. Tout ce monde sera là pour la scène finale, inattendue. Dans ce récit, la soirée d’invitation du patron d’Arthur est un vrai bijoux, il me semble voir la scène en direct, c’est on ne peux plus réussit, la réalité est très proche au détail près, du grand théâtre. Quant à la ritournelle de la maman de Gillian, c’est l’avertissement répété d’une vie détruite, face à l’avenir de sa fille, ses craintes dissimulées « c’est pour les jeunes vois-tu, … ». Excellent roman.
( -19/04/2007)

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