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La ville viking d’Hedeby au Danemark.

La ville d’Hedeby est entourée d’une palissade percée à certains endroits de tunnels servant de portes.Le port est protégé par un mur de bois.
L’entrée du port est gardée par deux grandes tours.
La rivière qui traverse la ville est utilisée comme égout.
Les rues les plus fréquentées sont recouvertes de planches.

Les maisons sont en bois et souvent entourées par une clôture.
Certaines habitations possèdent un lavoir ou un puits.
Ici et là on distingue des cabanes qui servent d’ateliers, de réserves ou de boutiques.
Au fond de petites échoppes, les Vikings fument ou salent le poisson pour le conserver.

Quelques marchands étrangers (ex : des Arabes) viennent parfois en ville pour acheter des fourrures, du miel, de l’ivoire de morse ou des esclaves.
Les achats se paient avec des pièces de monnaie ou des bijoux.
Pour les Vikings, seul le poids exact du métal a de l’importance.
Ils pèsent les pièces à l’aide de balances.
Il arrive même que l’on coupe une pièce en deux pour obtenir le prix correct.



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En 982, le chef viking Erik le Rouge est chassé d'Irlande pour une période de trois ans. Il est accusé d'avoir assassiné un homme. Après un voyage de plusieurs jours, il découvre une nouvelle terre qu'il baptise Groenland, le "pays vert".

En 992, le fils d'Erik le Rouge, Leifr, quitte le Groenland à la recherche de nouvelles conquêtes. Leifr prend la mer avec trente-cinq compagnons.

Leifr et ses hommes découvrent une terre qu'ils appellent VINLAND
(probablement Terre-Neuve).

Vers 1020, un autre chef, Thorfinn Karlsefni, embarque cent soixante hommes et femmes, ainsi que du bétail, à bord de trois navires.
Ils s'installent sur le continent américain et commercent avec les indigènes. Ils échangent des fourrures contre des pièces de tissu. Mais, après avoir passé trois hivers dans cette région peu accueillante, les Vikings reprennent la mer et s'en retournent au Groenland.

 

   

 
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L’ECRITURE VIKING

L’écriture viking était formée de lettres séparées comme nos caractères d’imprimerie.
Elle servait essentiellement à graver des inscriptions dans la pierre, dans le bois, dans le métal.
Il n’existe aucune règle d’orthographe.
Quelquefois on distingue des points pour indiquer la fin d’une idée, mais ce n ‘est pas toujours le cas.
L’écriture viking était surtout utilisée pour recopier des mots magiques, des poèmes, des messages.
Certains textes étaient gravés sur des pierres en souvenir d’un guerrier disparu.
Ceux qui savaient graver ces lettres étaient reconnus comme personnages importants dans le village. Ils étaient savants, un peu magiciens, maîtres des lettres.


 
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La construction du donjon de bois du château d’Ardres vers 1150.
d’après Lambert d’Ardres.
(Ardres est situé environ à 15 km au sud de Calais)

Voici comment Arnould, seigneur d’Ardres fit construire son château :
La paix étant revenue, Arnould fit chercher un charpentier du nom de Lodevic.
Ce dernier était connu dans toute la région pour son habileté.
Lodevic dessina les plans de la nouvelle habitation.
Puis avec l’aide d’autres ouvriers, il commença les travaux.
Le bâtiment avait trois niveaux.
Le premier était à la hauteur du sol et comprenait les magasins à grains et les celliers. C’est à cet endroit que l’on entreposait des jarres, des tonneaux, de grands coffres et toutes sortes d’outils.
Le second niveau était le lieu d’habitation. On y trouvait la grande chambre où dormaient le seigneur et son épouse, ainsi qu’une chambre plus petite ou dortoir destiné aux servantes et aux enfants. Dans un coin de la grande chambre, il y avait une minuscule salle de repos où l’on pratiquait les saignées en cas de maladie. On avait l’habitude d’allumer le feu dans cette pièce. A ce même étage se trouvaient les cuisines. Les cuisiniers y préparaient les plats destinés au seigneur ainsi que les repas des domestiques.
Un escalier permettait d’accéder sous les cuisines. Là se trouvaient les volailles prêtes à être tuées et mangées, les oies et les porcs destinés à être engraissés.
Au troisième niveau de la maison il y avait des chambres hautes. Dans l’une, les fils du seigneur prenaient du repos. Une autre chambre était réservée à ses filles.
D’autres pièces étaient destinées aux gardes de la maison.
Des escaliers et des couloirs reliaient les différents étages. Ils permettaient de circuler de la grande chambre à la cuisine, de chambre en chambre mais aussi de la maison vers d’autres bâtiments (exemples : la chapelle et la salle de réception)

 


 
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La construction des fortifications du château d’Ardres vers 1200.
d’après Lambert d’Ardres

Sur le conseil de son père et de ses proches, le seigneur d’Ardres fit construire un profond fossé autour de son château.
On appela un grand nombre d’ouvriers pour creuser le fossé.
En ces jours, la nourriture était rare. Les ouvriers supportaient la faim et la fatigue en bavardant et en plaisantant entre eux.
Les pauvres ne pensaient plus à leurs malheurs tant il était agréable de regarder les travaux avancer.
Les riches, les chevaliers, les bourgeois, les prêtres et les moines venaient admirer l’ouvrage plusieurs fois par jour, pour se distraire.
Il aurait fallu être paresseux, malade ou trop vieux pour ne pas s’amuser en observant les allées et venues de Simon, le chef de chantier. Sa baguette à la main, il donnait ses instructions. Il faisait raser les maisons et abattre les arbres qui se trouvaient sur le côté du fossé.
Il ordonnait de percer des passages dans les potagers et les champs cultivés et cela malgré les plaintes de quelques-uns.
Les ouvriers s’encourageaient mutuellement. Ici des paysans, avec leurs moufles et leurs chaperons, transportaient des cailloux pour les répandre sur le chemin. Là, des terrassiers avec leurs houes, des bêcheurs avec leurs bêches, des piocheurs avec leurs pics, des tailleurs de pierre avec leurs tranchoirs, des démolisseurs avec leurs masses.
Des sergents et des récolteurs d’impôts interpellaient les ouvriers et les menaçaient avec leurs bâtons. Car les ouvriers travaillent toujours mieux lorsqu’ils sont menacés du bâton.

 


 
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Construction du Château-Gaillard vers 1197
d’après Guillaume le Breton

Le roi Richard Coeur de Lion (roi d’Angleterre) fit construire une citadelle et l’entoura d’un rempart très haut et de fossés très profonds.
Il appela cette construction « Gaillard ».
Voici les dépenses faites pour cette construction :
- Pour les bûcherons qui ont abattu et taillé les troncs d’arbre nécessaires : 2320 Livres.
- Pour les charpentiers qui ont travaillé le bois et fabriqué les planches destinées à la construction : 3350 Livres, 3 sous et 6 deniers.
- Pour tous les ouvriers qui ont transporté des matériaux, pour tous les porteurs de brouettes, aux porteurs de tonneaux d’eau et aux gardes qui surveillaient les travaux : 9730 Livres.
- Pour les transporteurs de planches et de pierres taillées : 1400 Livres, 5 sous et 4 deniers.
- Pour le forgeron : 250 Livres.
- Pour les gardes et les portiers du château : 543 Livres.
- Pour les fléchiers qui fabriquèrent des flèches pour les machines de guerre, des traits et des carreaux (petites flèches) d’arbalète : 200 Livres et 40 sous.
- Pour les mineurs qui taillèrent les voûtes et creusèrent les fossés : 1780 Livres et 19 sous.
- Pour les chevaux, les ânes et leur équipement ainsi que pour les charrettes : 400 Livres.
- Pour les maçons : 5520 Livres et 12 deniers.
- Pour les ouvriers des carrières : 2600 Livres, 5 sous et 6 deniers.
- Pour les tailleurs de pierre pour faire les murs : 2600 Livres.
- Pour les navires qui transportèrent les planches et la pierre : 1700 Livres et 5 sous.
- Pour les ouvriers qui ont extrait et apporté le sable : 1500 Livres.
- Pour le fer et les clous, l’acier, le plomb et l’étain, les carreaux et les fers des machines de guerre ; pour les serrures et les garnitures de fer des portes : 455 Livres.
- Pour le plâtre des cheminées et pour plâtrer le sol des chambres : 80 Livres.
- Pour les cordes et les câbles : 180 Livres et 100 sous.
- Pour creuser trois puits dans le château : 300 Livres.
- Pour la construction des quatre ponts : 400 Livres et 20 sous.
- Pour la construction des moulins et les maisons des moulins : 100 Livres


 
   
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