Chapitre V
La bataille de Roncevaux
Revêtu de son lourd haubert, chacun serra autour de sa taille la ceinture de son épée. Chacun mit le pied sur l'étrier de son cheval et empoigna sa longue lance.
- En avant, Chevaliers ! s'exclama Roland.
Roland avait pris la tête et fonçait seul en avant du reste de la troupe. Tous hurlaient en chargeant. Le choc des deux armées fut terrible. La lance de Roland traversa le bouclier et le corps du premier Sarrasin. Olivier en embrocha un autre, le soulevant de sa selle. De tous côtés, les Sarrasins entouraient les Français.
La lance de Roland se brisa. Il prit alors sa fidèle épée Durandal.
D'un coup, Roland trancha la tête d'un ennemi. Le jeune chevalier frappait et frappait encore, se faufilant à travers l'armée de Marsile.
Veillantif, le cheval de Roland, était rouge du sang des Sarrasins.
Olivier frappa un ennemi avec son bouclier. Le coup fut si violent que les deux yeux du Sarrasin lui sortirent de la tête.
Soudain, une seconde armée de Sarrasins, commandé par Marsile en personne, se jeta dans la bataille.
Plusieurs compagnons de Roland avaient déjà péri sous les coups d'un géant Sarrasin qui se nommait Grandoine. Roland galopa dans la direction du géant. D'un seul coup d'épée, Roland fendit le Sarrasin. Le cheval plia sous le coup et Grandoine tomba en deux moitiés sur le sol. Malgré leur courage, les soldats français tombaient. Des vingt mille hommes qu'ils étaient au matin, il n'en restait que soixante.
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